Top 10 des dépenses européennes de lobbying du CAC 40
1/ Engie, 3,07 millions d’euros
Bon premier, Engie entend bien conquérir le marché de l’énergie en Europe. Avec plus de 3 millions d’euros consacrés au lobbying au sein de l’union, l'entreprise surclasse ainsi de loin Saint Gobain et ses 250.000 euros déclarés. A Paris, elle talonne les entreprises des autres secteurs en pointant à la cinquième place du classement.
2/ Pernod Ricard, 2,37 millions d’euros
Le “yellow submarine” français de l’alcool reste insubmersible et s’inscrit comme le dauphin de ce top 10. La société de vins et spiritueux, deuxième distributeur mondial, est très actif en matière de lobbying en Europe, terre de consommation record avec pas moins de 10 litres d’alcool pur consommés par personne et par an. En effet, elle y a consacré 2,37 millions d’euros, soit plus du double qu’aux Etats-Unis, et bien plus que sur le marché intérieur français où elle ne déclare que 150.000 euros.
3/ Total, 1,87 million d’euros
Profitant d’une forte concentration concurrentielle, la société pétrolière et gazière française ne met manifestement pas beaucoup d’argent dans le lobbying européen. Elle met encore moins vis-à-vis des régulateurs et décideurs français avec une très modeste enveloppe de 737.000 euros.
4/ ArcelorMittal, 1,62 million d’euros
Vue la faible somme mise sur la table, l’ogre de la sidérurgie, dirigé par Lakshmi Mittal, compte apparemment sur sa position de leader mondial pour rallier les dirigeants européens à sa cause et pour assouplir les régulations relatives à la pollution et empêcher les diverses restrictions. A noter même qu’il ne déclare rien en France.
5/ Airbus, 1,62 million d’euros
Epicentre de ce classement, le constructeur aéronautique européen investit surtout les terrains américain et européen. Le budget européen représente en effet six fois celui déclaré auprès du Parlement français. Toutefois, le marché outre-atlantique concentre l’essentiel des efforts du groupe avec 3,34 millions d’euros dépensés.
6/ Sanofi, 1,57 million d’euros
Le fer de lance de l’activité pharmaceutique en France, représentée par Sanofi, est bien-sûr concerné par les dépenses de lobbying. Dépenses qu’il concentre sur les marchés nord-américain et européen. La firme dirigée par Olivier Brandicourt dépense ainsi 4,78 millions de dollars (4 millions d'euros) en frais de lobbying aux Etats-Unis et seulement 350.000 euros en France.
7/ Solvay, 1,37 million d’euros
Le groupe belge de production chimique et plastique déclare, lui, l’essentiel de ses dépenses de lobbying en Europe. Seuls 150.000 euros sont ainsi annoncés en France et 190.000 dollars (160.000 euros) aux Etats-Unis.
8/ Vivendi, 1,2 million d’euros
L’envie de conclure de nouveaux contrats publics et de profiter de nouveaux débouchés a poussé Vivendi à verser 1,2 million d’euros pour défendre ses intérêts en Europe, contre 1,81 million de dollars (1,52 million d’euros) et seulement 62.500 euros en France
9/ LVMH, 1,12 million d’euros
Exemple phare d’intégration horizontale, LVMH a choisi de se diversifier en pénétrant différents marchés du luxe. Sa politique de lobbying se concentre en Europe, berceau de la mode, en versant selon ses dires, 1,12 million d’euros. En revanche, le groupe de Bernard Arnault n’annonce aucune somme pour les marchés français et nord-américain.
10/ Orange, 1,12 million d’euros
La firme dirigée par Stéphane Richard a récemment ouvert la boîte de Pandor pour acquérir plusieurs dossiers européens dans un contexte extrêmement scruté par les régulateurs. Sa contribution nationale, pourtant, reste assez peu élevée avec 250.000 euros engagés, et reste loin derrière les 800.000 euros déclarés par le groupe Accor ou Renault.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

