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Macro-économie
Bercy lance un plan d'actions à destination des entreprises
Il faut une « réconciliation culturelle entre les Français et l’entreprise et casser les cloisons de Bercy », a expliqué Benjamin Griveaux, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, sur la bataille de la transformation économique menée par le gouvernement. Alors que la France dispose de nombreux atouts pour favoriser la création et le développement d’entreprises, le fait est que, trop souvent, ces acteurs éprouvent des difficultés à grandir, à embaucher et à exporter. Le manque de compétitivité se traduit par un manque de petites et moyennes entreprises. D’où les mesures annoncées par le Premier ministre pour réformer la fiscalité des entreprises, qui s’ajoutent à la réforme engagée du droit du travail et à celle, à venir, de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Le chantier de cette loi sur les entreprises se fonde sur la loi Macron 2, loi que l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande n’avait pas été autorisé à mener. Aujourd’hui, de retour sur la scène économique, cette démarche se veut plus dense avec des piliers distincts: création, croissance, transmission et engagement sociétal des entreprises ; le financement et la transformation numérique ; la simplification administrative et pour finir la stimulation à l’export.
Afin de traiter au mieux la mise en place de ce plan d’action, Bruno Le Maire en charge de ce texte de loi prône une méthode innovante avec la création d’un espace de co-working, « Bercy Lab », installé au 4ème étage de l’hôtel des ministres à Bercy. La démarche se veut participative. Ainsi, six groupes de travail ont été mis en place, animés par des parlementaires et des chefs d’entreprises travaillant sur chacune des thématiques à travers des entretiens et ateliers. Cette phase de consultation devra prendre fin le 10 décembre pour laisser place à l’analyse des différentes contributions des partenaires sociaux. Selon le gouvernement, « le fait de faire appel à des chefs d'entreprise permettra d'avoir des propositions qui collent vraiment avec les besoins ». « Ne visons pas la Lune, osons le monde », s’est exclamé Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, avec comme perspective l'introduction de mesures permettant aux entrepreneurs et entreprises d’être informés et soutenus dans l’évolution de leur cadre d’activité et l’utilisation des nouveaux outils à leur disposition.
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