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Le Brexit aura aussi un impact sur les cours du pétrole
Les contre coups du Brexit se nichent décidément un peu partout : l’impact de cette décision du peuple britannique devrait en effet se ressentir sur les prix du pétrole, si l’on en croit les commentaires de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). "Bien que supérieure à la tendance, la prévision de consommation de pétrole pour 2017 est inférieure de 0,1 mbj par rapport à nos anticipations précédentes en raison de perspectives macroéconomiques plus faibles", a-t-elle expliqué estimant que la croissance de la demande mondiale pâtira l’an prochain de prévisions économiques assombries par le Brexit, sans toutefois remettre en question la perspective d'un rééquilibrage du marché de l'or noir.
En juillet, le Fonds monétaire international (FMI) avait abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2016 et 2017, en avertissant que des incertitudes prolongées sur la sortie programmée du Royaume-Uni de l'UE pourraient entraîner un ralentissement plus drastique encore. Pourtant, il n'y aura "pas de surproduction au second semestre de cette année", assure l'agence pour qui "une forte baisse" des stocks est à prévoir. Les stocks mondiaux de produits raffinés ont en effet commencé à décliner à partir du deuxième trimestre et la tendance devrait se poursuivre sur le reste de l'année, estime-telle. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait aussi confirmé mercredi entrevoir un rééquilibrage du marché pétrolier en 2017.
Chef de file de l'Opep, engagée dans une bataille des parts de marché avec les Etats-Unis, l'Arabie Saoudite a pompé un niveau record en juillet (10,62 mbj), portant la production du cartel à 33,39 mbj, un plus haut en huit ans: c'est 150.000 bj de plus sur un mois et 680.000 bj sur un an. Après de gigantesques feux de forêts au printemps, l'offre en provenance du Canada a rebondi le mois dernier, contribuant également à l'augmentation de 550.000 bj dans les pays hors Opep, à 56,7 mbj.
Ce jour, les prix de l’or noir continuent à grappiller quelques fractions. Le Brent affiche un gain de 1,6% à 44,60 dollars le baril tandis que le WTI s’inscrit en hausse de 1,7% à 42,25 dollars. L’un comme l’autre reviennent de loin après les 27 dollars enregistrés au début de l’année. Outre les incidences des joutes géopolitiques des différents pays vis-à-vis de leur production de pétrole entrent également en jeu les statistiques macro-économiques. Et l’arrivée du Brexit dans les radars internationaux n’est effectivement pas de très bon augure pour le secteur pétrolier et parapétrolier.
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