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L’EBA pas opposée aux aides d’Etat auprès des banques
L’autorité bancaire européenne (EBA) a suggéré que les banques disposant d’un poids important de créances douteuses, puissent faire appel à une aide publique. C’est une solution à considérer pour Andrea Enria, président de l’EBA. Ce dernier déclarait hier dans La Stampa, « le problème des créances douteuses doit être résolu rapidement (…) et si l’aide de l’Etat peut faire partie de la solution, il faut l’utiliser », a-t-il indiqué. Dans son viseur, les banques italiennes qui cherchent par tous les moyens à baisser leur exposition aux créances douteuses dont le montant global s’élève à près de 300 milliards d’euros.
C’est d’ailleurs en répondant à une question sur Banca Monte Paschi dei Siena (BMPS) que le président de l’EBA s’est engagé en faveur d’aides publiques. Car la banque, en très mauvaise posture, est sous pression de la part de la BCE pour céder ses positions douteuses qui pourrissent son bilan. La banque, après avoir totalement échoué aux stress test de l’autorité bancaire européenne de juillet a mis en place un plan d’envergure pour essayer d’assainir au maximum son bilan. Elle a donc proposé de brader près de 28 milliards d’euros de créances douteuses et de procéder à une augmentation de capital de 5 milliards.
A coté d’un problème structurel, la banque a aussi dû faire face récemment à un problème conjoncturel avec la démission de Fabrizio Viola, son président. C’est Marco Morelli, ancien numéro un de Bank of America (à une époque pressenti pour prendre les rênes d’Unicredit) qui a pris la suite, arrivant dans les murs de la banque le 20 septembre. Depuis, le titre n’a cessé de chuter, perdant 6% le jour J et depuis a continué de chuter, le titre perdant encore aujourd’hui près de 2% à 0,19 euro. Autant dire, que l’arrivée d’un cador de la banque n’a pas su rassurer sur la réussite de ce plan de redressement.
En marge de cette interview, Andrea Enria s’est aussi exprimé sur l’avenir de l’EBA à Londres, l’organisme ayant déjà déclaré qu'il devrait quitter Londres après la décision de la Grande-Bretagne de sortir de l'UE. les places de Paris et Francfort seraient bien placées pour accueillir le prochain siège de l’autorité bancaire, mais Andrea Enria, lui, souhaiterait plutôt un transfert à Milan. « J'apprécierais, mais je comprends bien que ce ne sera pas facile », a-t-il ajouté.
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