[WARNING] Undefined array key "auteurEdito"
  in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php (line 142)

Warning: Undefined array key "auteurEdito" in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php on line 142
Les zinzins de la zone euro risquent de souffrir | Macro-... | WanSquare
WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Macro-économie / Taux / Sur les marchés / Macro-économie

Macro-économie / Taux
Sur les marchés / Macro-économie

Les zinzins de la zone euro risquent de souffrir

La correction des marchés actions européens dans un contexte de léger ralentissement de la croissance l'an prochain ainsi que la remontée progressive des spreads de crédit, devrait peser sur les portefeuilles des investisseurs institutionnels en 2018.
Gestion d'actifs
Gestion d'actifs

L'année 2017 aura rarement été aussi bonne toutes classes d'actifs confondues, soutenue par l'accélération de la croissance mondiale, permettant aux investisseurs de réaliser de très belles performances. Mais selon Patrick Artus de Natixis, les zinzins de la zone euro devraient déchanter l'an prochain, anticipant un certain nombre d'évolutions de marché peu favorables aux portefeuilles des investisseurs. D'une part, parce que si les taux d'intérêt devraient augmenter en moyenne avec la fin du quantitative easing aux Etats-Unis et le début du tapering en zone euro, la hausse des taux de long terme sera limitée en zone euro, en raison de la faiblesse de l'inflation et de la prudence de la BCE dans le management du resserrement monétaire. "La première difficulté des investisseurs institutionnels de la zone euro est donc que, avec des taux d'intérêt à long terme restant faibles, le taux d'intérêt moyen des portefeuilles obligataires de la zone euro va continuer de diminuer, ainsi donc que le rendement de l'actif investi en obligations des zinzins", explique le directeur de la recherche et des études de Natixis. 

Deuxième facteur qui pourrait peser sur le portefeuille des investisseurs l'an prochain, la correction de la "bulle de crédit". Actuellement, les spreads de crédit en zone euro ne compensent plus le risque de défaut des emprunteurs : une situation qui résulte du fait que les investisseurs acquièrent des dettes risquées plutôt que des emprunts sans risque, dont le rendement est quasiment nul. L'arrêt des achats de titres par la BCE prévu en septembre 2018 devrait conduire les investisseurs à réaliser que les primes de risque sont trop basses, ce qui entraînera une explosion de la bulle de crédit et une remontée importante des spreads, "avec des pertes en capital induites sur les portefeuilles d'obligations d'entreprises", estime Patrick Artus. 

Enfin, la correction de la valeur des actions européennes l'an prochain devrait également être un facteur supplémentaire de difficulté pour les zinzins, d'autant que beaucoup d'assureurs essaient d'inciter leurs clients à passer aux contrats en Unités de compte (investis de manière diversifiée avec une proportion beaucoup plus grande d'actions par rapport aux contrats en euros), explique encore Patrick Artus. La perspective de ralentissement de la croissance en zone euro en 2019 devrait en effet peser sur le niveau de croissance potentielle de la région et influencer à la baisse les marchés actions.

Mais les investisseurs institutionnels sont visiblement conscients de ce qui les attend l'an prochain, selon une enquête publiée par Natixis IM : le Center for Investor Insight de Natixis IM, qui a ainsi interrogé 500 zinzins du monde entier gérant plus de 19.000 milliards de dollars d'actifs, souligne ainsi que 77% des répondants craignent que la période prolongée de la faiblesse des taux d'intérêt ne soit à l'origine des bulles d'actifs. De même,  59% d'entre eux estiment-ils que la volatilité a été artificiellement comprimée par les montants engagés dans les stratégies d'investissement passif. Pour protéger leurs portefeuilles contre la reprise de la volatilité et la correction des marchés, les zinzins ont répondu qu'ils comptaient accroître les sommes allouées aux actifs non traditionnels, tels que les capitaux propres, l'endettement privé, les infrastructures ou encore l'immobilier. 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article