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Les entreprises américaines vent debout contre Trump | WanSquare
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Les entreprises américaines vent debout contre Trump

Les grands établissements bancaires et industriels n’ont pas attendu longtemps avant de réagir à la décision de leur Président de se retirer des accords de Paris. Tous condamnent ce retrait, mais certains sont dans des situations compliquées.
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Elles avaient prévenu. Dans une lettre ouverte au Président Donald Trump publiée dans le Wall Street Journal du 10 mai, bon nombre de grandes entreprises des Etats-Unis avaient réaffirmé leur soutien aux accords de Paris sur le climat. « Nous vous écrivons pour exprimer notre soutien au fait que les Etats-Unis doivent rester dans les Accords de Paris sur le Climat », ont ainsi écrit plus d’une trentaine de présidents de grandes entreprises. « Fondée sur notre vaste expérience des affaires à travers le monde, nous pensons que si les Etats-Unis sortent de l’accord, les conséquences seraient potentiellement très négatives pour les affaires », insistaient ainsi à l’époque les signataires. Le Président des Etats-Unis n’a finalement pas tenu compte de ces avertissements et a ainsi annoncé la semaine dernière sa décision de se retirer de ces accords, ce qui n’a pas tardé à entraîner des réactions de la part de grands groupes du pays.

Ainsi, les banques ont réagi assez rapidement et presque violemment à une telle annonce, à commencer par Lloyd Blankfein, le CEO de Goldman Sachs, qui pour la première fois depuis qu’il a rejoint Twitter en 2011, s’est lancé en publiant : « La décision d’aujourd’hui est un retour en arrière sur l’environnement et pour le leadership des Etats-Unis dans le monde ». De leur côté, d’autres établissements comme Morgan Stanley, Citigroup ou encore Bank of America Merrill Lynch ont eux aussi considéré que sortir d’un tel accord serait une mauvaise nouvelle pour l’économie et pour le pays. Même les investisseurs y sont allés de leurs commentaires. A commencer par Calpers, le plus gros fonds de pension américain avec 322 milliards de dollars sous gestion, qui a réaffirmé le sens financier d’un tel accord global sur le climat. « En tant qu’investisseur mondial axé sur la durabilité à long terme de nos investissements, nous allons continuer à soutenir les Accords de Paris. Ces accords nous permettent de gérer des risques matériels et de construire de véritables opportunités d’investissement pour nos portefeuilles », écrivait ainsi Marcie Frost, directeur général du fonds de pension californien. Même son de cloche de la part du deuxième fonds de pension du pays, Calstrs dont Jack Ehnes, le président, soulignait qu’en dépit de cette décision fédérale, le fonds resterait lui aussi concentré sur ses investissements durables à long terme.

Reste que pour les dirigeants d’entreprises, qui sont aussi conseils auprès de Donald Trump, les choses sont un peu plus compliquées à gérer. Certains comme Doug McMillon, le président de Walmart, Ginni Rometty, celui d’IBM et Rich Lesser, de Boston Consulting Group ont pris une position identique à celle de Jamie Dimon, le patron de JP Morgan. Ce dernier a en effet publié un message auprès de ses équipes expliquant : « Je suis en désaccord absolu avec l’administration Trump sur cette décision, mais nous avons la responsabilité d’engager nos élus à travailler de manière constructive et militer pour des politiques améliorant la vie des personnes et protégeant notre environnement », réaffirmant ainsi son rôle de conseil du Président.

D’autres ont pris des positions plus tranchées. Ainsi, selon USA Today, sur les 18 dirigeants d’entreprises qui entourent Donald Trump dans divers comités stratégiques, seuls 7 d’entre eux ont confirmé rester auprès du Président. Le patron de Telsa, Elon Musk et celui de Walt Disney, Bob Iger font partie de ceux qui ont quitté le navire amiral, prétextant qu’une telle décision aurait des répercussions importantes sur le leadership du pays. D’autres sont plus frileux à prendre une position publique sur un tel désengagement politique. C’est le cas d'Indra Nooyi, la patronne de Pepsi qui a soutenu publiquement les accords de Paris, mais n’a pas commenté le fait de rester ou non dans l’administration Trump.

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