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La France, 22ème au classement Forbes
La France va mieux et son image à l'étranger ne cesse de s'améliorer, l'élection d'Emmanuel Macron et les premières réformes économiques mises en place depuis le début de son mandat, ayant considérablement redoré le blason bleu-blanc-rouge. Preuve en est, l'Hexagone a même été choisi comme pays de l'année par l'hebdomadaire The Economist il y a quelques jours. Comme tous les ans depuis 2013, le journal élit un état dont les perspectives se sont profondément améliorées sur les douze derniers mois, ou qui a modifié positivement l'ordre mondial.
Notre pays était en compétition avec la Corée du Sud, dont l'hebdomadaire britannique a souligné l'habileté diplomatique face aux menaces nucléaires de la Corée du Nord et l'arrivée d'un nouveau président intègre (son prédécesseur est en prison pour corruption). "En temps normal, ceci aurait suffi à faire de la Corée du Sud le pays de l'année", explique The Economist. "Mais en 2017, la France a défié toutes les attentes. Emmanuel Macron, un jeune ex-banquier qui ne disposait d'aucun soutien des partis politiques traditionnels, a remporté la Présidence de la République", raconte le journal, qui souligne ensuite la victoire du parti La République En Marche aux législatives. "Un succès remarquable, qui a redonné espoir à ceux qui pensaient que la vieille opposition droite-gauche était moins importante que celle entre les partisans d'une France ouverte et ceux d'une France fermée", poursuit l'hebdomadaire.
Cocorico donc pour cette "formidable nation", comme l'a décrite en sous-titre l'hebdomadaire, qui s'était pourtant longtemps moqué de l'incapacité de la France à se réformer. Mais il reste encore du chemin à parcourir pour convaincre davantage d'entreprises de venir s'installer en France. Ainsi, selon un classement Forbes dévoilé récemment également, l'Hexagone ne figure qu'en 22ème position des pays où s'établir pour "faire du business". Le listing réalisé en fonction de dix critères précis (liberté commerciale, liberté monétaire, innovation, technologie, administration, protection des investisseurs, corruption, libertés personnelles, poids de la fiscalité et droits relatifs à la propriété privée) classe ainsi la Grande-Bretagne en première place du podium, suivie de la Nouvelle-Zélande et des Pays-Bas, pays européen le mieux situé dans le listing. Les Etats-Unis arrivent en 12ème position, l'Allemagne juste derrière et l'Espagne en 20ème place, soit deux rangs devant la France... Si la France est assez bien classée en termes d'innovation (rang 17) et de développement technologique (rang 21), elle est en revanche sans surprise mal lotie en termes de fiscalité (51ème rang) et plus étrangement de liberté commerciale (65).
Selon l'hebdomadaire américain, la France bénéficie d'une économie diversifiée, et d'anciennes grosses entreprises étatiques privatisées (Air France, France Télécom, Renault, Thales...). Mais l'Etat est encore très présent dans certains secteurs, note le média, et notamment dans les transports publics, l'énergie et l'industrie de la défense. "Malgré les attaques terroristes, de nombreuses grèves et le mauvais temps, la France est encore le pays le plus visité au monde, avec 83 millions d'étrangers ayant visité le pays en 2016, dont 530.000 venus pour la Coupe d'Europe". Une description qui prouve que les clichés sur la France sont encore nombreux, et qu'il faudra sans doute encore une bonne année pour que le gouvernement Macron parvienne à modifier notre image, en particulier auprès des entreprises étrangères.
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