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Schneider Electric : des talents venus d’ailleurs

Le groupe s'est doté d'une répartition métiers et géographique très agile. Les talents sont basés là où le tout se joue.
Schneider Electric
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Le visage du comité exécutif de Schneider Electric est loin d’être figé. En mars dernier, le spécialiste de la gestion de l’énergie et des automatismes a annoncé des évolutions au sein de sa haute instance. Luc Rémont (Polytechnique, Ensta), jusqu’ici en charge de Schneider Electric France, a été nommé à la tête de la direction des Opérations Internationales. Cet ancien de la BERD, de l’Agence des participations de l’Etat et de BoA Merill Lynch, a été remplacé par Christel Heydemann, directrice de la stratégie et des alliances et ancienne d’Alcatel-Lucent. Ces deux experts ont deux points en commun : être notamment passés par l’X et être arrivés en 2014 au sein du groupe. Au sujet du nombre d’années dans la maison, OFG Recherche note que l’ancienneté moyenne des dirigeants de Schneider Electric à leur fonction est de deux ans. En outre, depuis trois ans, elle n’a jamais dépassé trois printemps.

D’ailleurs, deux têtes de la société sont parties récemment. Il s’agit de Prith Banerjee, DG technologie et de Daniel Doimo, DG Global Solutions. Aucun des deux n’a été directement remplacés. Dans le cadre de la réduction de la chaîne décisionnelle et de la volonté affichée d’être au plus près des clients, la partie technologie/innovation est désormais représentée par une sorte de conseil des CTO de chaque activité avec une présidence tournante et qui s’occupe des sujets transverses. Pour ce qui est du segment Global Solutions, ce dernier était centré sur le développement software, lequel a donné ce que l’on attendait de lui. 

Un autre changement a été enregistré, du côté de l’Empire du Milieu cette fois-ci. En fin d’année dernière, Schneider Electric a annoncé le remplacement du patron Opérations Chine par Zheng Yin. Le groupe mise sur l’Asie et en a même fait un centre de gravité. Le PDG, Jean-Pascal Tricoire y a emménagé avec sa famille il y aura bientôt six ans. Une partie des membres du Comex y est d’ailleurs basée. On y retrouve ainsi le directeur ressources humaines globales, Olivier Blum ainsi que Philippe Delorme, le monsieur Building & IT, et Chris Leong, DG marketing. Pour ce qui est de ce dernier, sa situation géographique s’explique notamment par les enjeux de construction de la marque en Asie et la nécessité d’arriver à sortir son épingle du jeu dans ce marché extrêmement concurrentiel. La région Asie prend également en compte Dubaï, où planche Frédéric Abbal, DG Activités Infrastructure. L’homme se retrouve ainsi au centre des enjeux pour sa matière.

Le groupe est également implanté sur d’autres territoires : tout d’abord le Vieux Continent avec Leonid Mukhamedov, DG opérations Europe et le DG opérations Internationales, Luc Rémont. Il y a également la DG opérations France, Christel Heydemann. Le directeur financier et affaires juridiques, Emmanuel Babeau, est lui à Londres, pas seulement pour le côté financier mais aussi parce qu’il avait à charge de veiller à la bonne intégration d’Invensys -société acquise en 2013 par Schneider. Est également présent Peter Herweck, qui est à la tête de l’Industry. Comme tous, son implantation s’explique aisément, l’Allemagne étant le pays de l’automatisation industrielle.

Autre exemple, de base bien choisie, celle de Philippe Delorme, activité Building & IT, qui sévit à Boston. L’expert est ainsi au plus près de l’innovation, de la Silicon Valley et peut ainsi mener les partenariats. Du côté de l’Oncle Sam, on retrouve enfin Annette Clayton, qui s’occupe des opérations industrielles (soit la supply chain) et de l’Amérique du Nord ; Hervé Coureil, DG Systèmes d’information ; et Emmanuel Lagarrigue, patron de la Stratégie. Tous ces hubs permettent au groupe d’être au plus près des besoins de ses clients et d’anticiper les tendances du moment. L'organisation se veut également très flexible.

Outre ces trois territoires, le Comex est composé de cadres dirigeants de six nationalités (moyenne d’âge 48,5 ans). D’ailleurs, les hommes en charge des volets business ont des doubles casquettes, comme la partie distribution électronique moyenne tension pour Frédéric Abbal. Comment ces experts font-ils pour communiquer au mieux malgré l'éloignement géographique ? Ils utilisent tous les moyens technologiques à disposition, qui sont parfois très en pointe et donnent même parfois l’impression que tout le monde est présent dans la pièce. Ils se réunissent également pendant quelques jours afin d’approfondir un sujet et de resserrer les liens.

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