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Brexit : la France choisit un franco-australien pour attirer les entreprises

Selon le Financial Times, Ross McInnes, président du conseil d’administration de Safran et diplômé d’Oxford, va jouer les ambassadeurs. D’autres initiatives faites d’hommes forts sont également en place pour vanter les mérites de l’Hexagone.
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La France a choisi un citoyen du monde pour vanter ses mérites dans le cadre du Brexit. Selon les Financial Times, le franco-australien Ross McInnes, président du conseil d’administration de Safran, va piloter une équipe chargée d’attirer les entreprises dans l’Hexagone. Ce groupe serait constitué d’hommes politiques et de représentants d’entreprises. C’est ainsi qu’Anne Hidalgo, maire de Paris, et Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France seraient « très impliquées » dans cette initiative qui se veut non-partisane. Ce projet n’est pas le seul censé nourrir la réflexion de la place de Paris dans le cadre d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Ross McInnes, comme « ambassadeur » de notre pré-carré, est un choix judicieux. L’homme de 62 ans, diplômé d'Oxford, entretient des liens étroits avec Londres. Il a débuté sa carrière au sein de la banque Kleinwort Benson, avant d’œuvrer pour Continental Bank (devenue Bank of America). Ross McInnes a également été en poste chez Thomson-CSF (devenu Thales) et PPR (depuis Kering).

Le Franco-Australien travaille déjà avec la France dans le cadre de la vente de sous-marins de DCNS à l’Australie. Néanmoins, l’Irish Times estime que la tâche va être ardue car la rigidité du droit du travail ou encore la fiscalité en France font peur aux groupes basés à Londres et susceptibles de regarder vers le Vieux Continent. Certains sont toutefois d’autant plus obligés d’étudier les différentes options qu’ils risquent de pâtir d’une fermeture du marché intérieur ou d’une perte du passeport européen. C’est d’ailleurs dans ce contexte que HSBC n’a pas fermé la porte à un éventuel départ de ses forces vives vers Paris.

« Dans un contexte que chacun connaît, avec la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, ça doit nous conduire encore davantage à attirer des investissements, à susciter une attractivité pour le territoire français », a notamment indiqué en octobre le Président François Hollande. C’est ainsi que plusieurs initiatives ont fleuri pour défendre l’attractivité de notre pré carré. Afin d’attirer des financiers, le quartier de la Défense et le département des Hauts-de-Seine ont mis en scène une grenouille vêtue d'une cravate tricolore avec en arrière plan la Skyline du quartier d’affaires. Le slogan : « Tired of the fog ? Try the frogs ! » (Marre du brouillard, essayez les grenouilles), qui y est accolé, est un clin d’œil à l’humour anglais.

En outre, Paris Europlace, présidé par Gérard Mestrallet, est à la manœuvre pour promouvoir notre pays. Un autre homme fort comme, Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge, serait chargé de mobiliser les entreprises. A noter également que demain se tiendra une table ronde à l’Assemblée nationale sur l’impact du Brexit sur les activités bancaires et financières, les monnaies ainsi que les investissements. Y participeront François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, Odile Renaud-Basso, directrice générale du Trésor, Gérard Rameix, président de l’Autorité des Marchés Financiers et Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace. Egalement jeudi, Manuel Valls, le Premier ministre, Anne Hidalgo, Valérie Pécresse et Patrick Ollier, le président de la métropole du Grand Paris, inaugureront le guichet unique pour faciliter les démarches des investisseurs étrangers à Paris et en Île-de-France.

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