Bonus des banquiers : quelles spécialités devraient payer ?
Au vu des résultats des grandes banques américaines au premier semestre, à quelle évolution les banquiers doivent-ils s’attendre sur leurs variables ? Selon les projections de Johnson Associates publiées hier, les experts en émissions primaires de capital et de dette devraient être les mieux lotis au titre de 2017. Le cabinet de conseil s’attend à voir leurs bonus progresser de 10% à 20% pour cette année. En effet, pour ce qui est des émissions de dette, Morgan Stanley a, par exemple, enregistré une hausse de 77% de ses revenus au premier semestre par rapport à l’année précédente et Goldman Sachs de 10%. Sur le primaire actions, Morgan Stanley peut se prévaloir d’un bond de 87%, Citigroup de 82% et Goldman Sachs de 26%, rappelle Reuters précisant que la base comparable de l’an passé était très basse.
En revanche, il ne devrait pas y avoir de miracle du côté des banquiers experts en fusions et acquisitions aux Etats-Unis. A la lumière des revenus publiés, Johnson s’attend à une hausse de 5% maximum. Néanmoins, il pourrait y avoir des exceptions puisque les banques n’ont pas toutes suivi la même tendance. Ainsi, JP Morgan et Goldman Sachs ont affiché une baisse de 4% tandis que la chute a été de 8% chez Morgan Stanley au premier semestre. A contrario, Bank of America a fait mieux de 31% et Citigroup de 20%.
Dans le trading sur les taux et sur les actions, l’évolution des bonus pourrait être identique. Avec là aussi des évolutions différentes d’un établissement à un autre. Goldman Sachs (-21%) et JP Morgan (-2%) ont fait état de baisses sur le fixed income par exemple, contrairement à Citi (+4%), BAML (+6%) et Morgan Stanley (+36%), indique Reuters.
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