Cohn quitte Goldman Sachs avec plus de 100 millions de dollars
Les nouveaux membres de la Maison Blanche doivent faire table rase du passé en matière de rémunération. Gary Cohn, qui a annoncé en décembre quitter son poste de PDG adjoint de Goldman Sachs pour prendre la tête du conseil économique national (NEC), n’a pas dérogé à la règle. La banque américaine vient de dévoiler dans un document boursier les détails de cette opération. Outre les 20 millions (-5% sur un an) perçus l’an dernier par le dirigeant, Gary Cohn a dû vendre ses titres pour éviter tout conflit d’intérêts. Les calculs varient d’un média anglo-saxon à un autre, mais la somme totale dépasserait les 100 millions d’euros, en prenant en compte les différents types d’actions. Gary Cohn s’en sort en effet à très bon compte, le cours de Goldman Sachs tutoyant les sommets.
En outre, le numéro 2 de l’établissement de Wall Street qui a un temps était vu comme le successeur potentiel de Lloyd Blankfein, doit également solder ses positions dans les fonds de capital investissement, les fonds spéculatifs gérés par la banque elle-même. Cette dernière a précisé qu’elle rachèterait ses parts. A noter que selon un document d'assemblée générale, Gary Cohn a perçu plus de 10 millions de dollars sur ces placements en 2015. D’après Bloomberg, les titres déjà détenus ou non par le banquier, ainsi que ses participations atteindraient les 220 millions de dollars.
Gary Cohn, 56 ans, fait partie de la demi-douzaine d’anciens membres de Goldman Sachs à rejoindre Washington. Steven Mnuchin, ex-partner, va notamment devenir le prochain secrétaire du Trésor. Le parachute doré dévoilé cette semaine pourrait relancer la polémique des chèques touchés par les «Government Sachs », et les financiers de carrière plus largement. Pour mémoire, les banquiers qui quittent leurs fonctions pour le public sont tenus de vendre leurs actions avant d’entrer en fonction, tandis que ceux qui s’en vont à la concurrence ne sont pas logés à la même enseigne notamment parce qu’une partie des titres promis sont liés à la performance sur le long terme. Ce qui poussent certains commentateurs à regretter que ce mécanisme favorise les transferts de personnes très bien loties vers des fonctions publiques.
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