ANC : l’Assemblée et le Sénat valident la nomination de Patrick de Cambourg
L’Assemblée nationale et le Sénat ont approuvé hier la proposition du Président de la République. Patrick de Cambourg sera bien le prochain Président de l’Autorité des normes comptables (ANC). Les commissions des Finances des deux chambres ont en effet auditionné puis voté la nomination de l’actuel Président d’honneur de Mazars, qui avait été envisagée un peu plus tôt par François Hollande. Patrick de Cambourg viendra ainsi remplacer Jérôme Haas, qui s’est éteint en mai 2014. Le travail de son prédécesseur, qui était à la tête de l’organisme de normalisation comptable en France depuis sa création en 2010, n’a pas manqué d’être salué par ses pairs.
Diplômé de l’IEP de Paris, de droit public et de droit des affaires, mais aussi titulaire d'un diplôme d'expertise comptable supérieure et d’une licence de lettres, Patrick de Cambourg a gravi toutes les marches chez Mazars. Il a en effet d’abord intégré le cabinet en tant qu’expert-comptable et Commissaire aux comptes en 1974, avant de devenir Associé (1978), puis Président (1983) et Président du Conseil de gérance (1995-2012). En 2012, il endosse le rôle de Chairman, Président du conseil de surveillance et Président du comité stratégique. L’an dernier, Patrick de Cambourg est devenu Président d’honneur du groupe d’audit et de conseil, qu’il a largement porté à l’international.
Le futur Président de l’ANC n’a pas manqué lors de ses oraux de mettre l’accent sur l’esprit avec lequel il entend mener l’autorité. « L’ANC est et sera une plateforme de dialogue », a-t-il notamment indiqué aux parlementaires. Patrick de Cambourg s’est également exprimé sur les grands sujets qui marqueront son mandat. « Il faut réussir la réforme institutionnelle toute récente de l’Efrag (European Financial Reporting Advisory) et faire en sorte que l’ANC contribue pleinement à ce succès », a fait valoir le futur patron de l’institution. Repositionnée l’an passé, l’Efrag a pour rôle de porter d’une seule voix les velléités européennes sur les questions de comptabilité, notamment auprès de l’IASB. Les autres chantiers, comme le travail à mener sur la comptabilité des assureurs, seront nombreux.
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