Jean-Michel Blanquer s’entoure de vieilles connaissances rue de Grenelle
Cinq nouveaux membres intègrent l’équipe du ministère de l’Education pour venir prêter main forte à la mise en place des promesses de campagne du Président Macron. Promesses qui font d’ailleurs déjà grincer des dents les syndicats d’enseignants. Cette équipe, mixte, est composée de quatre conseillers et d’un directeur adjoint, qui viendra appuyer Christophe Kerrero. Nommé en qualité de directeur de cabinet, ce dernier a eu l’occasion de fréquenter le nouveau ministre, d’abord à l’académie de Seine et Marne (2007-2009) où ils exerçaient conjointement. Puis ils travaillent de nouveau ensemble lorsque Jean-Michel Blanquer officie aux cotés du ministre de l'Education Nationale Luc Chatel (2009-12) et que Christophe Kerrero était son conseiller. Pour diriger ce grand ministère aux retombées médiatiques souvent conséquentes, il semble que le nouveau ministre quinquagénaire ait de nouveau fait le choix de la continuité.
Ainsi, directeur de la communication et de la valorisation à l’ESSEC Business School depuis 2013 aux côtés de Jean-Michel Blanquer, c’est Raphaël Muller qui devient directeur adjoint du cabinet. Diplômé de l'Ecole Normale Supérieure, d'un Doctorat de Philosophie et d’histoire – mention honorable avec les félicitations du jury – il est passé au ministère de l’Education entre 2007 et 2013, successivement au cabinet de Luc Chatel en tant que conseiller technique et diplomatique, puis comme adjoint au sous-directeur des relations internationales.
Par ailleurs, quatre proches conseillers s’ajoutent à l’équipe du ministre. Il y a d’abord Fanny Anor, membre de l’équipe Education du mouvement En Marche, qui devient conseillère spéciale. Avant de rejoindre l’équipe d’Emmanuel Macron à plein temps, cette ancienne professeure d’histoire-géographie a été salariée de l’Institut Montaigne. Ce think thank d’inspiration libérale a permis à Jean-Michel Blanquer d’élaborer son programme tel qu’il transparait dans son dernier ouvrage « L’Ecole de Demain » paru en 2016. Parmi les volontés de la nouvelle conseillère, il y a celle de baisser drastiquement les effectifs en primaire, l’une des pierres angulaires de l’approche éducative du président Macron.
D’autre part, c’est Isabelle Bourhis et Thierry Ledroit, qui deviennent respectivement conseillère sociale, partenariat et vie ; et conseiller territoires et politiques interministérielles. Tous deux ont été conseillers d’éducation et secrétaires de l’académie de Créteil. La première, actuelle proviseure du Lycée Montaigne à Paris, a également été institutrice. Quant au deuxième, formé sur les bancs de l’Institut régional d‘administration, il a été inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche. Pour finir, c’est Mathieu Lahaye qui est promu conseiller discours, mémoire, culture et langues régionales. Ce professeur agrégé en histoire est également docteur en histoire moderne.
C’est donc une équipe expérimentée et qui semble déjà bien se connaître qui prend les rênes du ministère, aux responsabilités étendues et délicates sous les thèmes de l’évaluation des élèves et de leur autonomie. Si la proposition de diviser par deux la taille des classes dans les zones d’éducation prioritaires fait déjà beaucoup parler d’elle, le nouveau ministre est habitué aux débats houleux. Lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy, il avait mis en place les évaluations très contestées en CE1 et en CM2, et avait provoqué un tollé suite à un discours jugé très dur à l’encontre des enseignants à l’automne 2011.
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