Thierry Giami arrive à la tête de la SFAF
La SFAF, la Société française des analystes financiers, s’apprête à connaître une nouvelle gouvernance. Lors de son conseil d’administration tenu ce soir, un nouveau président a été élu en la personne de Thierry Giami qui succède ainsi, pour 4 ans, à Jean-Baptiste Bellon, dont le mandat arrivait à échéance. Lors de l’assemblée générale de l’association, le 30 novembre dernier, il avait effectivement été élu administrateur aux côtés de trois autres personnalités : Franck Bataille, spécialisé dans l’analyse crédit au sein de Crédit Suisse ; Corinne Baudouin, analyste indépendante, grande spécialiste de l’ISR et enfin, Anne Bellavoine, analyste chez Invest securities.
Cette élection est plutôt une surprise, Thierry Giami n’ayant pas le profil habituel des patrons de la SFAF. Cet ancien de la Caisse des dépôts, à l’origine des fonds Novo, Nova, Novi et aujourd’hui à la tête d’un projet entrepreneurial est toutefois un grand spécialiste des sujets financiers. Son entreprise, Nove im, est d’ailleurs spécialisée dans le financement privé d’actifs (aussi bien corporate qu’immobiliers ou d’infrastructures). « La modernisation de la SFAF, compte tenu notamment des technologies, de la data et de l’industrie financière, est l’objectif auquel je pense devoir m’attacher avec une équipe engagée pour regagner du terrain, à l’heure où la Place de Paris entend justement tirer avantage des conséquences du Brexit », commente Thierry Giami.
La SFAF, c’est aujourd'hui une association axée autour de trois piliers : la formation, qu’elle délivre historiquement via plusieurs cursus, y compris sous forme de formation continue et sur mesure ; l’organisation de réunions émetteurs/analystes et un think tank participant à tous les groupes de travail de la place de Paris sur les sujets de l’analyse financière, avec en appui sa revue trimestrielle. L’association est notamment sollicitée sur la problématique de la mise en œuvre de Mifid II. Elle va également devoir faire évoluer son business model à l’heure où la concurrence d’autres cursus de formation européens se fait de plus en plus sentir.
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