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Philippe Salle débarque chez CGG | Mouvements | WanSquare
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Philippe Salle débarque chez CGG

L'ancien patron d'Altran, passé brièvement chez Elior et depuis le début de l'année chez Foncia, devrait prendre la présidence non exécutive du conseil de CGG. Une bonne nouvelle pour l'entreprise qui annonce des résultats 2017 en assez net redressement et devrait rapidement dévoiler le nom de son nouveau CEO.
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CGG aborde résolument un nouveau visage. Les marchés vont-ils s’en rendre compte ? Le spécialiste en recherche géophysique a déjà, tout récemment, réussi à mener à bien une énorme restructuration financière, avec pour effet de diluer considérablement ses actionnaires mais aussi de réduire drastiquement son lourd endettement. La dette senior est ainsi passée de 3 milliards de dollars à 1,2 milliard. Ce vendredi, le groupe annonce coup sur coup, deux autres nouvelles tout aussi symptomatiques : d’abord un exercice 2017 en nette amélioration par rapport au précédent et l’arrivée de nouvelles têtes au sein de ses instances managériales.

L’exercice 2017 a ainsi été l’occasion pour l’entreprise cotée de renouer avec des tendances haussières, grâce à la reprise des cours du pétrole. Le chiffre d’affaires s’est ainsi inscrit en hausse de 10% à 1,32 milliard de dollars. Quant au résultat opérationnel, il est revenu à -77 millions de dollars contre -213 millions un an plus tôt et le résultat net à -514 millions contre -577 millions (+11%) avec pourtant des charges financières en progrès de 11% sur un an. Misant sur la poursuite de ce redressement, la direction de CGG vise maintenant une croissance d’environ 5% de son chiffre d’affaires pour l’exercice en cours et une marge d’Ebitda de 35 à 40% (contre 28% en 2017).

En parallèle, le conseil de la société a annoncé la cooptation de trois nouveaux administrateurs : Colette Lewiner, Mario Ruscev et Philippe Salle, ce dernier étant appelé à devenir président du conseil à l'issue de l'AG du 26 avril 2018. Colette Lewiner est cooptée en remplacement de Hilde Myrberg, démissionnaire ; Mario Ruscev remplace, quant à lui, Jean-Georges Malcor également démissionnaire. Cette démission est sans effet sur son mandat de directeur général. A noter toutefois, que Jean-Georges Malcor a prévu de s’effacer lorsqu’un nouveau CEO aura été nommé (ce qui ne devrait pas tarder, selon les informations de WanSquare, une annonce étant prévue d’ici à l’AG). Il restera toutefois conseiller jusqu’en octobre, date de son départ à la retraite, afin d’assurer une transition réussie avec son successeur.

Enfin, Philippe Salle est nommé en remplacement de Loren Carroll, lui aussi démissionnaire de son mandat. Le conseil d'administration a, par ailleurs, indiqué son intention de proposer la candidaturede  Philippe Salle à la présidence du conseil d'administration en remplacement de Rémi Dorval dont le mandat arrivera à échéance à l'issue de l'Assemblée Générale Annuelle du 26 avril prochain. L’arrivée de Philippe Salle à ce poste non opérationnel est une bonne nouvelle pour CGG. L’homme est effectivement très apprécié des marchés financiers depuis son passage chez Altran, où il a réussi à insuffler une nouvelle dynamique.

Son départ chez Elior en 2015 n’avait pas manqué de déstabiliser le cours de Bourse de la société de conseil. Ce choix n’est, d’ailleurs, pas le meilleur qu’il ait fait de sa carrière professionnelle puisqu’il a très vite quitté le groupe de restauration collective en raison d’une mésentente avec l’un de ses actionnaires fondateurs. Philippe Salle est, depuis décembre 2017, à la tête de la société de services immobiliers Foncia. Direction qu’il ne quitte pas pour autant, puisque ses fonctions chez CGG sont non exécutives. Ces nouvelles ne manquent toutefois pas de doper le cours de l’entreprise de géophysique, celui-ci s’adjugeant près de 5% en cette fin de semaine. Pour les actionnaires de longue date de la société, le bilan demeure toutefois bien douloureux puisque le titre affiche une perte de…99% sur 3 et 5 ans. La faute à l’effondrement des investissements pétroliers, mais aussi et surtout à la restructuration de la dette qui a provoqué une énorme dilution.

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