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Sur les marchés
Yomoni, la start-up qui démocratise la gestion de fortune en ligne
Une nouvelle startup fait son apparition dans le secteur de la FinTech. Actuellement en cours d’agrément auprès de l’AMF, Yomoni, fondé par Mourtaza Asad-Syed, Laurent Girard et Guillaume Yribarren pourrait devenir la première société digitale de gestion sous mandat en France à partir d’un service 100% en ligne. Initié en 2014, ce projet a pour objectif de démocratiser la gestion de fortune dans un contexte où cette activité est pour l’instant réservée à une élite : « inaccessible à 90 % des Français », souligne Mourtaza Asad-Syed, président et fondateur de Yomoni. « Nous pensons que la gestion d’une fortune de 4 millions d’euros s’effectue de la même manière que pour un portefeuille compris entre 4000 et 40 000 euros », explique le fondateur, soulignant également que l’allocation d’actifs des Français est loin d’être optimale : les actions représentent seulement 8% des actifs financiers du ménage médian tandis que pour le top 5% des ménages ce ratio monte à 22%.
La startup vise principalement les primo-épargnants, qui auront entre 20 et 40 ans dans les cinq prochaines années évoluant dans un contexte de taux bas où ni l’offre d’épargne réglementée (type livret A), ni le système des retraites offrent de réelles opportunités de rendements. Yomoni veut se démarquer en proposant un service de gestion d’épargne qui, en plus d’être 100% en ligne, est accessible dès 1000 euros avec une possibilité de retrait à tout moment pour le client et un service de gestion tout compris à 1,6% par an incluant le mandat de gestion (0,7%), les sous-jacents ETF (0,3%) et l’assurance vie (0,6%), en toute transparence : « Tout sera expliqué simplement et les frais seront décrits de manière transparente », commente Mourtaza Asad-Syed. Yomoni gérera 10 types de portefeuilles caractérisés par un niveau de risque et adaptés en fonction du profil du client. Pour chacun sera établie une allocation spécifique de produits d’investissement en fonds indiciels (ETF).
La société a réussi à faire entrer à son capital deux actionnaires issus de l’univers financier : Crédit Mutuel Arkéa et Iena Venture, l’incubateur de la Financière de l’Echiquier, pour un financement total de 3,5 millions d’euros. « Dans un monde bancaire qui connait de profondes transformations, cette opération s’inscrit pour le Crédit Mutuel Arkéa en pleine cohérence avec sa stratégie d’ouverture et de construction avec les acteurs de la FinTech », lance Ronan Le Moal, Directeur général du Crédit Mutuel Arkéa. Dans un marché à conquérir, la startup, dont l’ouverture au grand public est prévue le 15 septembre prochain, ne cache pas ses ambitions avec un objectif de 1 milliard d’avoirs sous gestion d’ici 3 à 5 ans.
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