Trichet se prononcera devant le Sénat sur la candidature de Villeroy de Galhau
Le sort de François Villeroy de Galhau sera définitivement scellé mardi, alors que les commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat devront se prononcer sur la candidature de l'ancien directeur général délégué de BNP Paribas au poste de gouverneur de la Banque de France.
Selon l'article 13 de la Constitution, le nom du gouverneur est proposé par le président de la république avant d'être validé ou non par les commissions des finances du Parlement. Seul un rejet aux 3/5 pourrait remettre en cause sa nomination.
Afin de se prononcer sur le sort de Villeroy de Galhau en toute connaissance de cause, la commission des finances du Sénat a prévu une consultation précédant le vote où se prononceront quatre personnalités aux avis bien tranchés sur le sujet. L'ancien président de la BCE et gouverneur de la Banque de France Jean-Claude Trichet a notamment été convié par les sénateurs, en tant que président du Comité d'éthique professionnelle de la BCE. Son opinion est déjà connue puisqu'il déclarait aujourd'hui dans une interview à Ecorama : "j'ai pleine confiance en François Villeroy de Galhau, de BNP Paribas pour être gouverneur de la Banque de France".
Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférence à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne sera également entendue, alors que celle-ci est à l'origine d'une tribune publiée dans le Monde et signée par 150 économistes, qui dénonce le risque de conflit d'intérêt si Villeroy de Galhau, ancien directeur général délégué chez BNP Paribas, assumait le poste de gouverneur. "L'expérience de François Villeroy de Galhau lui confère à n'en pas douter une excellente expertise du secteur bancaire, au moins autant qu'elle ne l'expose à un grave problème de conflit d'intérêts et met à mal son indépendance" avait déclaré l'universitaire dans cette tribune.
Deux autres membres interviendront mardi prochain devant la Commission des finances du Sénat : Jean-Claude Magendie, premier président honoraire de la cour d'appel de Paris et ancien membre de la commission de réflexion pour la prévention des conflits d'intérêts dans la vie publiques et Jean Maïa, directeur des affaires juridiques des ministères économiques et financiers.
Le futur gouverneur sera ensuite auditionné par la Commission qui se prononcera donc en fin d'après-midi mardi, de même que celle de l'Assemblée Nationale.
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