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TTIP : François Hollande dit « non » pour l’instant

Le président français a indiqué que l’Hexagone n’accepterait pas un partenariat de libre-échange sans règle. Le Vieux Continent est divisé.
François Hollande
François Hollande

« A ce stade » des négociations, « la France dit non » au traité de libre-échange atlantique (TTIP). François Hollande s’est montré ferme ce mardi à l’occasion d’un discours prononcé dans le cadre du colloque « La gauche et le pouvoir ». Cette sortie du président de la République fait suite au 13ème cycle de négociations qui s’est tenu la semaine dernière à New York entre les représentants américains et européens. Le chef de l’Etat prend ainsi une posture ferme sur le sujet, en adéquation avec les critiques de son électorat sur ce projet qui soulève de plus en plus de craintes. Ce qui ne choquera personne en cette période où l'élection présidentielle à venir sont de plus en plus évoquée.

« Jamais nous n’accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l’accès aux marchés publics », a ajouté François Hollande. Des déclarations qui ont d’ailleurs été applaudies par son public. Ces propos sont en ligne avec ce que le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl, avait indiqué un peu plus tôt chez Europe 1. « Nous voulons de la réciprocité. L’Europe propose beaucoup et elle reçoit très peu en échange. Ce n’est pas acceptable », a-t-il précisé.

Qu’en dit Bruxelles pour le moment ? La Commission européenne a d’abord dû répondre à la divulgation des éléments pré-négociations publiés par Greenpeace le 2 mai. L’exécutif a expliqué que ces révélations n’étaient qu’ « une tempête dans un verre d’eau ». Cecilia Malmström, la commissaire au commerce, a répété qu’en tout cas elle n’abaisserait pas les normes. Et d’ajouter : « Dans certains domaines, nos positions sont trop éloignées, nous ne parviendrons pas à un accord ».

D’autres pays, comme l’Italie, ont fait entendre leur voix sur le sujet. « Pour nos entreprises, notamment nos TPE et PME, Tafta est une très grande opportunité », a déclaré Sandro Gozi, secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil italien des ministres, toujours sur Europe 1. De leur côté, les Néerlandais ont réclamé, via une pétition, un référendum sur le sujet. L'accord le plus important du monde depuis 2013 va-t-il être tué dans l'oeuf ?

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