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Quelle coalition entre le SPD et ? Merkel<span></span>

Les leaders des socio-démocrates du SPD se réunissent ce jeudi afin de statuer sur la posture que tiendra le parti dans d'éventuelles négociations en vue d'une nouvelle coalition.
Martin Schulz
Martin Schulz

« Journée du louvoiement », prévient la Sueddeutsche Zeitung, alors que se tient ce jeudi la journée du SPD, durant laquelle les ténors du parti espèrent trouver une ligne commune par rapport à une éventuelle grande coalition avec l'Union (CDU/CSU) de Merkel. « On attend de vifs débats quant à une éventuelle participation au gouvernement », prévient le quotidien du sud du pays. Premier argument, exposé par le chef du parti, Martin Schulz, et son prédécesseur, Sigmar Gabriel : « l'alliance avec l'Union est la raison principale de la misère de leur parti ». Les deux ont cependant salué que le SPD au sein de la grande coalition sortante « avait fait du bon travail » et « qu'on pouvait en être fiers ».

« Statu quo ? Grande coalition ? Autre forme de coopération ? Les camarades ne sont pas unis sur la manière dont les choses doivent évoluer, rapporte le Handelsblatt. Il n'y a que de nouvelles élections que quasiment tous veulent éviter ». « Mais la peur est grande que le parti ressorte encore plus isolé ». Mercredi, Martin Schulz prévenait déjà, selon le Spiegel, que « demain on va se disputer, demain on va se fritter, ça j'en suis sûr ». Au passage, il a égratigné les libéraux du FDP, leur faisant porter la responsabilité de l'échec de la coalition « Jamaïque », « en raison des stratégies de pouvoir froides de Christian Lindner. Quoi qu'il en soit, il a déjà prévenu Angela Merkel : « Avec moi, ce ne sera pas facile ! ».

Parallèlement à ces questions, Sigmar Gabriel, actuel ministre des Affaires étrangères d'Angela Merkel, s'est exprimé sur la place de l'Europe, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung : « L'Amérique recule toujours plus. La réponse du ministre des Affaires étrangères Gabriel à cela est d'appeler à une Europe plus forte. Mais l'Europe peut-elle vraiment agir seule ? », s'interroge le quotidien. Au passage, Sigmar Gabriel appelle l'Allemagne à investir plus de force et de puissance dans l'UE. « Ce n'est que si l'UE définit ses propres intérêts et projette son pouvoir qu'elle survivra », a-t-il martelé. Notamment là où les Etats-Unis perdent en influence, au Proche Orient, par exemple.

La presse allemande, elle, réagit aux dernières déclarations de Jean-Claude Juncker, qui a présenté, mercredi, ses plans pour le développement de l'union économique et monétaire. « L'objectif : plus de coopération. Il est clair que l'Allemagne, en tant que plus gros financeur de l'UE est attentive », prévient le Bild Zeitung. La proposition de transformer le MES en fonds monétaire européen inquiète particulièrement le quotidien, qui titre « qu'est-ce qu'ils font à Bruxelles avec notre argent ? » Le Spiegel, quant à lui, balaie d'un revers de manche la proposition d'un ministre des Finances européen : « nous n'en avons pas besoin », estime le site de l'hebdomadaire. Selon lui, les arguments de Juncker « ne sont pas convaincants. Ce n'est pas ainsi qu'on obtiendra plus de transparence dans la zone euro ». Peter Altmaier, ministre des Finances allemand a accepté tout de même d'étudier ces propositions « très soigneusement », et promet un retour début 2018.

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