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Grèce : "la peur de lundi"
« Que va-t-il se passer après le référendum ? Si les Grecs votent non, le pays est menacé par un effondrement économique total. Mais avec un oui, il devrait aussi y avoir des difficultés », résume le Spiegel, dans un article consacré à « la peur de lundi ». Alors que le gouvernement de Tsipras appelle à voter non contre les réformes, "les représentants de l'UE et de l'euro-groupe essaient de montrer les conséquences possiblement terribles que cela pourrait avoir. 'Si les gens disent qu'ils ne veulent pas ce compromis, alors il n'y aura pas seulement aucune base pour un nouveau plan d'aide', prévient le chef de l'euro-groupe Jeroen Dijsselbloem. 'Il y aura ensuite également plus de base pour la Grèce dans la zone euro'", poursuit le Spiegel. Si la population grecque approuve les réformes, alors le site de l'hebdomadaire explique : « il ne s'agira plus d'un prolongement du deuxième plan d'aides, qui s'est terminé le 30 juin. A la place de cela, il faudrait un troisième programme, qui pourrait être financé par le MES. Il faudra de nouveau négocier le montant et la durée du plan d'aide. » Un nouveau round d'échanges, donc, qui pourrait durer plusieurs semaines, d'après le Spiegel, alors que « le temps presse ».
Le Bild ne voit pas cela d'un très bon oeil : « Est-ce que le troisième plan d'aide est déjà une chose décidée ? » Le quotidien explique : « la Grèce est en faillite. Et on dirait que le gouvernement fédéral veut envoyer de nouveaux milliards à Athènes ! En tout cas, c'est ce que les dernières déclarations de la chancelière Angela Merkel et du vice-chancelier Sigmar Gabriel laissent à penser par rapport à un troisième plan d'aide. Car, lors de la session extraordinaire au Bundestag, mercredi, Merkel a expliqué : 'Avant le référendum, on ne peut négocier sur aucun nouveau programme d'aide'. Avant oui, mais après, peut-être... », s'inquiète le journal.
Le Sueddeutsche Zeitung affirme de son côté : « Peu importe la façon dont les Grecs vont voter. Peu importe combien leur gouvernement peut être têtu. L'Europe doit éviter que des millions de Grecs plongent dans la détresse et la misère – de manière inconditionnelle ». Dans son édito, le journaliste précise : « l'UE doit défier Tsipras, mais aider le peuple dans le besoin ».
Enfin, le Frankfurter Allgemeine Zeitung souligne que « Wolfgang Schäuble est plus aimé que jamais ». « La posture ferme paie : grâce à son positionnement décidé dans les négociations avec la Grèce, l'Union (CDU/CSU) félicite le ministre des Finances. Et pas seulement elle. Cela réduit le champ d'action pour Angela Merkel ». Le FAZ note que le ministre a notamment réussi à maintenir les 18 pays de la zone euro soudés face à la Grèce, en évitant un compromis faible. Et 70% des Allemands approuvent sa posture et son action.
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