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Le SPD se déchire sur sa participation à la coalition de Merkel

Alors que le SPD se réunit dimanche prochain à Bonn pour une journée spéciale, où sera évoquée l'éventualité d'une participation à une grande coalition avec la CDU/CSU, les socio-démocrates se déchirent sur le sujet.
Martin Schulz
Martin Schulz

« On peut se moquer du SPD ces derniers jours : voyez comme ils se déchirent à nouveau ! » note le Spiegel. « Mais les camarades, avec leur conflit sur la Gro-Ko, montrent en fait ce que tous les partis devraient faire ». L'éditorialiste explique qu'au sein du parti, il y a « en permanence » un thème « qui se met en travers du chemin ». Il y a 4 ans déjà, la grande coalition (GroKo) avait divisé le parti, avec la survie du SPD dans la balance, pour certains. « Ce n'est pas complètement faux, quand on regarde la courbe des résultats électoraux du SPD dans les deux dernières décennies – et les échecs de nombreux partis socio-démocrates en Europe », souligne le Spiegel. Quoi qu'il en soit, pour le journaliste, il est essentiel qu'un parti débatte – et c'est une partie de la culture du SPD, même si ça le détruit. Le parti « veut diriger et bien faire les choses. C'est pour cela que le conflit ne s'arrêtera jamais. Mais c'est bon pour notre pays ».

Cependant, la Frankfurter Allgemeine Zeitung note que le ton au sein du SPD est de plus en plus « rugueux ». Andrea Nahles a attaqué les jeunes du SPD (Jusos) et « a mis en garde les adhérents contre les illusions » et les faux espoirs par rapport aux négociations avec l'Union. Même si elle s'engage à ce que ces dernières soient dures. Le conseil économique de la CDU, à l'inverse, encourage le SPD à retourner dans l'opposition, rapporte le quotidien. « Il serait mieux que le SPD règle ses problèmes de direction dans l'opposition et s'y régénère » a déclaré Wolfgang Steiger, son représentant, au Neuen Osnabrücker Zeitung.

Et même si dimanche le parti se prononçait pour la grande coalition et si les négociations ensuite se déroulaient correctement, les débats ne sont pas terminés... « Plutôt Gabriel que Schulz comme vice-chancelier », titre notamment la Frankfurter Allgemeine Zeitung. « Si on parvient de nouveau effectivement à une grande coalition, les Allemands ont des représentations claires de qui doit devenir vice-chancelier et qui doit devenir ministre des Affaires étrangères », poursuit le site du quotidien. Ce dernier s'appuie sur un sondage réalisé par l'institut YouGov pour DPA. 33% des personnes interrogées souhaiteraient voir Sigmar Gabriel continuer à occuper le poste de vice-chancelier aux côtés d'Angela Merkel. Seuls 22% préfèreraient le voir remplacé par Martin Schulz, actuel chef du SPD. 6% souhaiteraient quelqu'un d'autre et 39% restent sans opinion. Concernant le poste de ministre des Affaires étrangères « encore moins de personnes y projettent Schulz », explique la FAZ. Seulement 11%. Le favori est là encore Sigmar Gabriel, avec 32%. Chez les électeurs du SPD, le signal est encore plus fort, 50% d'entre eux estiment que Gabriel est le meilleur chef de la diplomatie.

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