WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Macro-économie / Taux / Macro-économie

Macro-économie / Taux
Macro-économie

Schaüble, le "pyromane"

Situation tendue entre Lisbonne et Berlin : des reproches du ministre des Finances allemand à l'égard de la politique menée par le gouvernement portugais ont mis le feu aux poudres. Les journaux reviennent également sur les bons résultats de Deutsche Bank. 
Wolfgang Schäuble
Wolfgang Schäuble

« La Deutsche Bank peut encore surprendre positivement », prévient le Spiegel « Alors que personne n'aurait cru que la DB pouvait faire de l'excédent », souligne le Frankfurter Allgemeine Zeitung, « sur le troisième trimestre, la société en difficultés enregistre un gain de 278 millions d'euros ». « Nous faisons de bons progrès sur la restructuration de la banque », estime son dirigeant, John Cryan. Le site du Spiegel y voit « un peu d'espoir » avec « ce gain surprenant ». « Mais les actionnaires ne peuvent pas vraiment s'en réjouir complètement », précise-t-il. « Il y a quelques semaines encore on discutait de savoir si et comment la Deutsche Bank pouvait être sauvée avec l'argent des contribuables », rappelle le Spiegel. « Est-ce que tout est de nouveau bon ? ». « Non, répond le Spiegel. Le management lui-même ne le suppose pas ». Car la menace d'une amende américaine de 14 milliards de dollars est toujours bien présente. Sans oublier que les coûts de financement de l'établissement sont à la hausse.

Rien ne va plus entre le Portugal et l'Allemagne. « Après les critiques du ministre des Finances allemand, le gouvernement de Lisbonne est furieux », prévient ainsi le Handelsblatt. Wolfgang Schäuble a en effet, une nouvelle fois, critiqué la politique du gouvernement de gauche mercredi. Selon lui, le Portugal s'était très bien sorti de la crise, jusqu'à la prise de fonction du nouveau gouvernement, il y a un an. Jeudi soir, c'est au tour du socialiste Carlos Cesar de retourner la politesse : « Comme chacun sait, le ministre des Finances allemand est un pyromane qui essaie de se présenter comme un sapeur-pompier », a-t-il répondu sur une antenne de radio. Il a cependant précisé que selon lui, les Allemands n'avaient pas le même état d'esprit que leur dirigeant... afin de limiter la casse sur les investisseurs.

Enfin, le membre du directoire de la Banque Centrale Européenne, Yves Mersch, « a souligné l'augmentation des dangers d'une politique monétaire accommodante sur un très long terme », rapporte le Handelsblatt. « Plus longtemps nous restons dans ce contexte de faibles taux d'intérêts, plus les effets secondaires de nos mesures apparaissent », a-t-il déclaré jeudi lors d'une intervention devant l'école de la Bundesbank allemande, à Hachenburg. Selon lui, également, l'efficacité des mesures pourrait diminuer plus elles durent dans le temps. Yves Mersch a ajouté que l'objectif devait être « de sortir le plus tôt possible de cette situation exceptionnelle, afin de garder le niveau de dommages possibles le plus bas ». Il soutient dans ce contexte l'appel lancé par la BCE aux gouvernements à jouer leur rôle et tenir leurs engagements. Le Handelsblatt ajoute que pour lui, « la politique monétaire à elle seule ne peut pas contribuer à la croissance. Des réformes sur le marché du travail et des incitations à l'investissement sont nécessaires, tout comme la remise en question de la politique fiscale ».

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article