Macro-économie / Taux / Macro-économie
Macro-économie / Taux
Macro-économie
"Draghi promet trop"
« Programme de plusieurs milliards de la BCE : Draghi promet trop », estime le Spiegel. L'hebdomadaire rappelle que ce programme de rachat d'obligations d'Etat se veut une arme « contre la déflation », « mais les doutes sont permis ». En effet, pour le journaliste Henrik Müller, « les banquiers centraux risquent de trop en faire ». Le journal rappelle que d'ici septembre 2016, l'eurosystème devrait acheter jusqu'à 60 milliards d'euros de titres par mois. « Au total, la BCE et les banques centrales nationales dépenseront alors plus d'un billion d'euros ». Pour Henrik Müller, « le danger réside dans le fait que la BCE se sur-estime. Pour ne pas être mal compris : il ne s'agit pas pour moi de savoir si la BCE devrait détendre les contrats fixés avec les banques centrales ou si elle ferait mieux de garder les doigts loin des obligations d'Etats très endettés comme le Portugal ou l'Italie. […] Je me demande beaucoup plus si la BCE va pouvoir offrir ce que Draghi promet – c'est-à-dire beaucoup. Et si au final, ce n'est pas un jeu du chat et de la souris avec les marchés financiers, qui, à terme, pourrait entraîner le prochain crash ».
La situation en Grèce est toujours très suivie par les médias allemands, à l'instar du Rheinische Post. Ce dernier explique qu'« à peine le prolongement de l'aide à la Grèce de quatre ans voté, Alexis Tsipras a de nouveau le terme de 'restructuration de la dette' à la bouche. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis a également déclaré dans une interview qu'il voulait négocier sur les titres souverains. » Le Frankfurter Allgemeine Zeitung réagit aussi sur les prises de position du nouveau gouvernement grec, dans un article consacré à « l'absurde d'Athènes ». « Alexis Tsipras fait maintenant des reproches au Portugal et à l'Espagne sur leur positionnement dans le conflit sur la dette. C'est absurde ».
Pendant ce temps-là, l'Allemagne continue à voir son taux de chômage chuter de manière « surprenante ». Ainsi, le Sueddeutsche Zeitung explique : « plus que 3,017 millions de personnes sans emploi : le nombre des chômeurs en Allemagne diminue de manière significative. Il y a un an, il y avait encore 121 000 personnes de plus étaient à la recherche d'un emploi. Les observateurs sont étonnés ». En février, le taux de chômage outre-Rhin est établi à 6,9%. Le plus faible taux pour un mois de février depuis 1991. Cependant, dans un autre article, le SZ se demande « pourquoi les chômeurs ne profitent pas du miracle de l'emploi ». « Malgré le taux d'emploi record, l'agence nationale arrive rarement à trouver un emploi fixe aux chômeurs ». En effet, les postes proposés sont rarement durables, et rapidement, ces personnes rejoignent de nouveau les rangs des chômeurs.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

