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"2017, le lent adieu d'Angela Merkel au pouvoir"
« 2017 était une bonne année pour l’Allemagne – au moins d’un point de vue économique », titre la Sueddeutsche Zeitung. Le produit intérieur brut a augmenté, le chômage a diminué, de nombreuses entreprises vont vraiment bien. Mais des impulsions importantes, de la part du gouvernement, manquent – ce qui pourrait entraîner des problèmes ». Pourtant, l’Allemagne regarde avec optimisme l’année 2018 qui arrive. On apprend notamment dans les colonnes du Spiegel, que 400.000 nouveaux emplois sont attendus en 2018. « ‘L’Allemagne connait des années en or économiquement parlant’, estime le cabinet de conseil aux entreprises EY. Nulle part ailleurs dans la zone euro ne seront créés autant de nouveaux postes dans la même période. De nombreuses entreprises voudraient même embaucher encore plus de monde ». Selon l’Institut pour la recherche sur l’emploi et le travail (IAB) de l’Agence pour l’emploi (BA), le développement de l’emploi devrait être « record ». « La conjoncture solide entraîne des besoins croissants en force de travail et permet de faire baisser le chômage », précise le Spiegel.
L'indice phare de la bourse allemande, le Dax aussi devrait connaître une bonne année, estime notamment le Handelsblatt. Le quotidien a demandé des prévisions à 32 économistes et analystes. « Le résultat : le Dax devrait de nouveau atteindre des sommets. La bonne conjoncture reste le moteur de profits plus élevés ». Hier soir, la bourse de Francfort a clôturé à 12 959 points, contre 11 451 il y a un an, soit une hausse de 13% sur douze mois, l'indice ayant atteint un plus haut de 13 468 points début novembre, avant de baisser sur la fin de l'année.
Cependant, le Spiegel promet « une année de bouleversements », que ce soient dans les domaines automobile, bancaire, aérien ou de l’énergie. « L’économie allemande va exploser en 2018. Pour certaines branches, l’année sera dramatique, car elles vont faire face à des bouleversements », explique le média. « En raison des réglementations environnementales plus strictes, de la menace de pénurie de travailleurs qualifiés et surtout de la numérisation, de nombreux changements majeurs auront lieu dans de nombreux secteurs de l’industrie ». Ainsi, le secteur automobile va devoir s’adapter à la « crise du diesel », par exemple, et celui de l’énergie va devoir abandonner le charbon. La finance va devoir continuer à vivre « en crise », ce qui aura un impact notamment sur les banques.
Le Bild Zeitung dresse le bilan politique de l’année 2017. Pour le quotidien, qui s’appuie sur un sondage de l’institut Kantar Emnid, « Martin Schulz (ndlr. le leader du parti socialiste SPD) est le perdant de l’année ». Et ce pour 67% des Allemands. Le suit de près Horst Seehofer (CSU l'union chrétienne sociale, parti de la coalition au pouvoir). Enfin, la chancelière Merkel, pour 53% des personnes interrogées, est perdante sur 2017. A l’inverse, ceux qui s’en sortent le mieux, selon le sondage, sur l’année, sont Markus Söder (nouveau chef CSU de la Bavière), Cem Özdemir (Verts) et Christian Lindner (leader du parti libéral FDP).
Quoi qu’il en soit, le Handelsblatt évoque déjà « le lent adieu d’Angela Merkel au pouvoir ». « Il n’y a pas encore de soulèvement organisé au sein de la CDU, mais le temps de la chancelière arrive à son terme. » Pour le quotidien, 2017 aura été l’année marquant la fin du zénith de la chancelière. « Les temps où Angela Merkel était le numéro un incontesté de la CDU semblent terminés ».
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