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Banque-assurance / Gestion d'actifs
Les assureurs tentent de contrer la pénurie de rendement
Dans sa sixième édition de la gestion d’actifs des assureurs (GSAM Insurance Asset Management), Goldman Sachs Asset Management revient sur les grands thèmes et enjeux qui vont guider les orientations stratégiques et allocations d’actifs des assureurs cette année. Et ce, à travers les réponses de 317 directeurs d’investissement et directeurs financiers, représentant 10 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion. D’un point de vue macro-économique, le plus gros risque identifié par 26% des sondés reste le contexte politique et 50% le placent dans le top trois des risques cette année. « C’est un contraste important par rapport à 2015, où ce risque n’était même pas identifié et où seuls 3% des répondants le plaçaient dans les risques importants en 2016 » souligne l’étude. Par ailleurs, la possibilité d’un ralentissement de l’économie américaine (25%) et d’une volatilité accrue sur les marchés actions et de crédit (18%) sont aussi clairement soulignés cette année comme risques majeurs au niveau mondial. A l’inverse, les peurs d’un ralentissement économique en Chine se sont clairement éloignées des préoccupations des assureurs (3%).
Du côté des opportunités d’investissement, l’optimisme semble de rigueur. Seuls 36% considèrent que les opportunités devraient se raréfier cette année, alors qu’en 2015 ils étaient 63% à anticiper un tel scénario. Et toutes les zones géographiques recèleraient d’occasions pour y placer une partie des portefeuilles. Ainsi, ils sont 80% à penser que le taux américain à 10 ans dépassera les 2,5% cette année et même 16% croient à un taux supérieur à 3% d’ici fin 2017. Par ailleurs, la grande majorité (88%) des assureurs espèrent que le S&P 500 délivrera des rendements positifs alors que la moitié anticipaient des retours négatifs l’an dernier. Enfin, 80% des sondés imaginent un Brent entre 50 et 75 dollars à la fin de l’année (contre 50,7 dollars aujourd'hui). Le cycle de crédit fait moins l’unanimité, puisque 55% pensent que le crédit est au milieu du cycle, avec une stabilité de la qualité du crédit, alors que 35% considèrent que la qualité va se dégrader. Enfin, l’inflation semble être entrée dans les esprits, puisque 44% des assureurs anticipent son retour sur leur marché domestique d’ici 2 à 3 ans.
Pourtant, face à de telles anticipations plutôt optimistes, rares sont les assureurs qui vont augmenter leurs expositions aux risques. Un peu plus d’un quart d’entre eux comptent augmenter cette part, alors que 10% envisagent de la réduire, notamment sur la liquidité. A l’inverse, les actions, le crédit et les durations seront l’objet de plus d’attention cette année, les assureurs de l’Asie-Pacifique étant les plus optimistes. Reste que les taux bas continuent à poser un problème pour les assureurs, surtout en Europe et en Asie. C'est pourquoi les assureurs cherchent toujours du rendement par tous les moyens, en allant de plus en plus sur des actifs peu liquides comme les infrastructures (31%), le capital investissement (30%) ou encore les CLO (27%). Et pour la deuxième année consécutive, ils sont nombreux (16%) à vouloir augmenter leur exposition aux obligations IG américaines. D’ailleurs, pour la gestion de ces actifs les plus rentables, les assureurs sont nombreux à envisager la délégation de gestion, la dette d'infrastructure, les obligations américaines et le capital investissement, qui arrivent en tête.
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