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Sur les marchés
Les Français en pincent pour les PME
Les PME ont très bonne presse auprès de l’opinion publique. Selon une étude réalisée par OpinionWay pour le compte d’Entrepreneur Venture, pas moins de 90% des Français portent un jugement positif sur les PME, contre seulement 51% pour les grandes entreprises de plus de 250 salariés. Dans le même ordre d’idée, 48% des Français préféreraient que leurs enfants travaillent dans une PME-TPE, alors qu’ils ne sont que 19% à privilégier une carrière publique pour leur progéniture ou 18% à souhaiter qu’elle se retrouve dans une société de plus de 250 salariés. 11% des sondés aimeraient bien que leurs enfants se mettent à leur compte.
Les raisons de cet attachement aux entreprises à taille humaine sont multiples. Par leur petite structure, ces sociétés rassurent les Français à la recherche d’une proximité avec leurs employeurs et leurs préoccupations quotidiennes. A l’opposé, les grands groupes effraient par leur bureaucratie démesurée ou leur absence de souplesse hiérarchique, au détriment des relations humaines.
De plus, la taille des PME ne représenterait aucunement un frein à leurs performances économiques. Au contraire, elles stimuleraient l’implication des salariés grâce aux perspectives professionnelles qu’elles offrent. Toujours selon ce sondage, les PME contribuent le plus à l’innovation pour 46% des personnes interrogées, la création d’emplois (59%), la création de richesse en France (53%) voire la reprise économique (60%).
Face à ce constat, les personnes sondées n’hésitent pas à déplorer le manque d’engagement de l’Etat vis-à-vis des PME. Pire, selon 69% d’entre elles, l’Etat ne favorise pas assez voire pas du tout le développement des PME en France. Les banques restent en effet les principales pourvoyeuses de fonds des petites entreprises et ce mode de financement semble aujourd’hui insuffisant. L’Etat pourrait encourager plus nettement d’autres alternatives comme le Crowdfunding, la Bourse des PME, ou le crédit interentreprises par exemple. Même si le financement des PME reste problématique, le regain d’intérêt des marchés financiers (les capitaux levés en 2014 ont progressé de 80% et se sont à nouveau inscrits en hausse à mi 2015), et cette déclaration d’amour des Français sont autant de signes qui prouvent, en tous cas, que les PME ont la cote. A elles d’en tirer le meilleur parti.
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