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La confiance revient dans les économies européennes

Plusieurs statistiques publiées ce matin viennent confirmer que les pays européens connaissent un regain de croissance supérieur aux attentes. Le niveau est tel qu’il devient possible d’espérer une réduction significative du chômage dans les mois à venir.
Drapeaux européens
Drapeaux européens

Et si finalement, 2017 s’annonçait moins morose que prévu. Car 2016 finit en trombe. En décembre, l'indice du climat des affaires de la zone euro s’affiche à 107,8 contre 106,6 en novembre, soit une hausse de 1,2 point ! Et celui pour l’ensemble des pays européens atteint 109,1, soit une progression de 1,8 point par rapport au mois dernier. Ce n’est pas le seul indicateur à progresser. “L’environnement économique est favorable à l’image des d’un grand nombre d’indicateurs de la zone euro qui sont bien orientés, se satisfait Mabrouk Chetouane, responsable de la recherche et de la stratégie chez BFT IM. Ces derniers poursuivent leur progression et plusieurs d’entre eux ont connu une révision à la hausse pour le mois de novembre. Qu’il s’agisse de la consommation, des services, de l’industrie, le mois de décembre aura été un excellent cru. Le rattrapage du retard de croissance sur les Etats-Unis notamment continuent de se produire” Parmi les bonnes surprises, la réduction du déficit commercial de la France. Grâce aux exportations de produits dans l’aéronautique et de biens intermédiaires, son déficit commercial s’est réduit de 0,8 milliard d’euros entre octobre et novembre 2016, à 4,4 milliards d’euros.

Le début de 2017 marque le retour de la confiance chez les acteurs économiques européens. “Parmi les facteurs qui confirment de l’embellie en zone euro, la baisse quasi généralisée du taux de chômage, souligne BFT-IM. Le niveau de croissance constaté et attendu permet non seulement de créer des emplois mais surtout d'envisager une résorption du chômage. Cette trajectoire de baisse est beaucoup plus durable que ce que nous avons pu observer par le passé.”

Rien ne semble stopper le mouvement. “Plusieurs indicateurs au sein de chaque pays confirment la poursuite de la croissance en zone euro, indique BFT IM. L’amplitude peut certes surprendre sur plusieurs indicateurs comme les PMI mais dans l’ensemble, la croissance pour 2017 et 2018 devrait se poursuivre en zone euro. Nous restons cependant prudents en raison de la multitude de rendez-vous politiques qui pourrait finalement susciter l’attentisme de la part des investisseurs et des consommateurs et freinant quelque peu la croissance mais sans la remettre en question”.

Ce qui semble se dessiner c’est un premier trimestre très actif en terme de croissance de l’activité économique dans la foulée de la fin de l’année 2016, puis une relative stabilité pendant le second et troisième trimestre et enfin un rattrapage sur le dernier trimestre 2017. “C’est un scénario probable mais sur l’ensemble de l’année la croissance sera comparable à celle de 2016, voire légèrement en retrait”, affirme BFT IM.

Dans ce contexte où la croissance et l’inflation s’accélèrent, faut-il anticiper un resserrement plus rapide de la politique de la Banque centrale européenne ? Pour Louis Harreau chez Crédit Agricole CIB, “la BCE a anticipé la hausse de l’inflation. Elle a pris en décembre dernier une décision qui lui permet de reconsidérer sa politique monétaire seulement à l’automne 2017”. “La BCE a parfaitement réagi quant au timing de l’ajustement de sa politique monétaire, estime Mabrouk Chetouane. Mais reste vigilante quant à la dynamique des prix. Si le bond observé en décembre (+1,1% estimation préliminaire) a surpris, il est principalement imputable à la résorption des effets de base, liés à l’inflation énergétique, qui sont de nature temporaire. Toutefois, l’inflation sous-jacente (purgée de ses composantes volatiles), ne devrait très modestement progresser dans les mois à venir” . Du coup, pour l’économiste chez BFT IM, en l’absence de signes de tensions inflationnistes marqués, “La BCE ne ralentira pas de manière substantielle son programme de rachat d’actifs. Si elle doit intervenir ce sera en 2018 ou 2019, mais il ne s’agit pas d'un sujet pour 2017.”

Et puis, tous les indicateurs ne sont pas au vert. Ainsi, selon Eurostat, en novembre 2016, le volume des ventes du commerce de détail corrigé des variations saisonnières a diminué de 0,4% dans la zone euro et de 0,1% dans l’Union européenne, par rapport au mois d’avant. Or le mois d’octobre avait été marqué par une progression du commerce de détail respective de 1,4% et de 1,3%. Bref, l’économie européenne va mieux, mais il y a encore des zones de faiblesses.

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