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Affine n'est manifestement pas pressé de faire affaire avec SMA BTP
La foncière Affine va-t-elle finir par tomber dans l’escarcelle de SMA BTP qui en a acquis 21% l’an passé et attend patiemment que Maryse Aulagnon, à la tête de 31,7% du capital et 45,4% des droits de vote, lui cède ses parts ? Pour l’instant, ce schéma ne semble pas sur le point d’aboutir. Hubert Rodarie, qui dirige la compagnie d’assurances et a déjà réussi à récupérer une autre foncière, la Société de La Tour Eiffel a, certes, tout son temps, alors que cette participation ne lui donne, pour l’instant, que le droit de profiter des dividendes distribués et d’étoffer la valeur de ses actifs. De son côté la société d’investissement la Tricogne, qui a récemment légèrement accru sa participation au sein d’Affine (avec 6% du capital et 8,55% des droits de vote) s’inscrit un peu en arbitre. A noter que cette entité a déjà eu un rôle similaire en 2016 dans la bataille qui avait opposé Gecina à Eurosic pour le contrôle de la Foncière de Paris en apportant les titres qu’elle détenait dans cette dernière à l’offre d’Eurosic.
2017 a, en tout cas, été l’occasion pour Affine de mettre en œuvre la réorganisation de sa stratégie, tournée dorénavant vers la rationalisation de son portefeuille constitué pour l’essentiel de bureaux, seul ou en partenariat et de se focaliser sur Paris et six métropoles régionales françaises. Ce qui suppose sa sortie de sa filiale belge à 49,9% Banimmo qui ne fait dorénavant plus partie des axes de développement de la foncière. Cette entité a d’ailleurs déjà cédé son pôle français et ne conserve plus que ses activités (de promotion surtout) belges. A voir si Affine réussit à vendre cet actif cette année. La présidente de la foncière, Maryse Aulagnon et son directeur général, Alain Chaussard ont parallèlement évoqué la prochaine création d’un OPCI qu’ils géreraient afin d’intégrer des partenaires dans le cadre d’opérations de titrisation susceptibles d’alléger le bilan de la société. Tout en se donnant les moyens pour acquérir de nouveaux actifs conformes à l’axe dorénavant retenu.
La foncière a par ailleurs détaillé ce matin les points saillants de son exercice passé. Elle annonce un résultat net, part du groupe en hausse de 66,7% à 9,1 millions d’euros. Hors effet Banimmo qui a engendré une dépréciation de 8,2 millions d’euros, ce profit atteint même 19,2 millions contre 13,1 millions un an plus tôt. Les loyers, eux, ont progressé de 0,5% tandis que le coût de la dette est revenu à 2% contre 2,3%. La LTV, en revanche, est orientée à la hausse pour atteindre un niveau que les analystes ne devraient pas goûter : 52,3% (contre 46,4% en 2016). Quant à l’ANR (triple EPRA), il ressort à 22,70 euros par action, en repli de 5,7% par rapport au précédent.
Le titre Affine était en recul de près de 1,2% ce matin à 16,90 euros, assez loin de sa valeur d’actifs. Il s’adjuge encore 2,5% depuis le début de l’année et près de 8% sur un an.
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