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Le patron d’Amazon perd 5 milliards de dollars à cause de Trump
La tech, qui essuie déjà un gros temps ces derniers jours, n’avait pas vraiment besoin de cela. Le titre Amazon a perdu 4,2% en Bourse ce mercredi, soit plus de 50 milliards de dollars partis en fumée en une seule séance. Le premier à en pâtir a bien sûr été le fondateur et patron du géant de l’e-commerce, dont la fortune personnelle s’est allégée de 5,2 milliards de dollars en quelques heures. La raison de cette déroute boursière ? Le Président américain, qui selon le média Axios, serait obsédé par Amazon dont il souhaite remettre en cause le monopole.
Donald Trump n’a jamais fait mystère de son aversion pour le groupe et pour son patron, qui détient le journal libéral Washington Post et qu’il accuse de véhiculer des « fake news ». Mais selon le site Axios, cela va plus loin. Car si le Congrès américain et le monde entier ont les yeux rivés sur Facebook, le locataire de la Maison Blanche n’aurait quant à lui qu’une idée fixe : créer un arsenal juridique de concurrence et d’antitrust, des taxes qui réduisent l’avantage compétitif que le groupe de Seattle détient face aux acteurs traditionnels et les niches fiscales dont il bénéficie.
Le Président a été sensible aux arguments de ses alliés, en particulier dans l’immobilier, qui font valoir qu’Amazon tue le commerce traditionnel et les supermarchés, mais aussi le système postal américain, qui a pourtant ajouté des livraisons le dimanche en raison du business créé avec le groupe d’e-commerce. Dans les discussions liées à la réforme fiscale, il s’est aussi mis en tête d’instaurer une taxe spéciale pour les géants de l’Internet, plus favorisés selon lui par le système actuel. Mais une telle taxe, que les Etats pourraient prélever auprès des acheteurs, avait déjà été préparée par des députés au moment de la réforme fiscale, et n’a pas reçu assez de soutiens au sein du Congrès, car elle impacterait en priorité les particuliers.
En réalité, c’est la Cour Suprême qui devrait trancher sur ce sujet brûlant. Dans un cas d’espèce dans le Dakota du Sud, la juridiction suprême avait jugé en 1992 qu’un Etat ne pouvait prélever d’impôts sur un acteur de l’e-commerce si ce dernier n’avait pas de présence physique dans l’Etat en question. Ce dossier est aujourd’hui revenu devant la Cour Suprême, qui entendra les arguments de chaque partie en avril, et prendra sa décision au mois de juin.
En attendant, la Maison Blanche a assuré qu’il n’y avait pas de projet de taxation des achats en ligne à l’étude, mais la réaction disproportionnée à un simple article de presse montre l’étendue de la nervosité sur la tech à l’heure actuelle. Selon le même site Axios, le vice-Président Mike Pence est quant à lui préoccupé par la situation de Facebook, son influence sur les médias et son contrôle sur la publicité et l’utilisation des données personnelles des membres. Il ne paraît pas opposé à l’idée de casser le monopole des acteurs tout-puissants de l’Internet comme Facebook et Google.
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