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Groupama en a totalement fini avec les foncières cotées
La cession du bloc de titres de Groupama au sein d’Icade était attendue de longue date. Ne restait plus qu’à savoir à qui l’assureur allait vendre ses actions: c’est finalement un « serial shareholder » de l’immobilier français qui les acquiert, à savoir Crédit Agricole Assurances et plus particulièrement Predica. Lors du sauvetage de Groupama en 2011, la Caisse des dépôts avait largement participé à l’opération en achetant des actions de préférence de l’une de ses filiales et en lui rachetant sa participation de 30% dans Silic pour l’apporter à sa foncière Icade. Avait alors été monté un schéma qui ne donnait pas à Groupama des parts en direct chez Icade mais une participation au sein d’un holding non coté. Ce dont Groupama s’est satisfait un bon moment avant de réclamer à Icade de transformer son paquet de titres incessible en une participation directe. Ce que la nouvelle direction d’Icade a organisé l’an passé.
Montant de la transaction : 715 millions d’euros permettant à Crédit Agricole Assurances de monter à 18,5% (après acquisition de 12,95%) au capital d’Icade et d’en devenir le 2ème actionnaire derrière la Caisse des dépôts. "Cette opération renforce notre engagement aux côtés d'Icade dont nous sommes actionnaires de long terme depuis plusieurs années et témoigne de notre confiance dans le potentiel de la société, sa stratégie et ses équipes", a commenté Frédéric Thomas, le directeur général de Crédit Agricole Assurances. La banque verte avait déjà un administrateur au sein de la foncière, sans doute va-t-elle en obtenir un de plus.
Pour Icade, cette transaction est une bonne nouvelle car Crédit Agricole Assurances est effectivement un actionnaire de long terme qui souhaite demeurer minoritaire dans chacune de ses participations. La banque est au capital de quasiment toutes les foncières cotées et les accompagne dans la durée. A l’heure où le paysage des foncières cotées françaises est sans doute appelé à évoluer, ce nouvel actionnaire est donc gage de stabilité pour cette société immobilière en train de réorganiser son portefeuille d’actifs sous la houlette d’Olivier Wigniolle et André Martinez. Leur priorité : finir d’arbitrer les actifs trouvés dans la corbeille de Silic, développer l’activité en région et mettre le turbo sur le segment de la santé. Surtout, l’objectif est d’en finir avec la décote boursière par rapport à la valeur d’actifs (ANR). Depuis le début de l’année, la foncière s’adjuge 9% et 20% sur un an. Sur 3 ans, le bilan est encore négatif mais plus de beaucoup avec un léger retrait de 1,5%.
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