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Presse européenne : "la BCE n'est pas Superman"!

Alors que les déclarations de Mario Draghi avaient calmé les tensions, les marchés pourraient de nouveau s'emballer. L'Allemagne refuse un plan d'aide global à l'Espagne, tout comme le pays lui-même.
D'après le journal espagnol El pais, "malgré l'avalanche de déclarations en faveur du soutien à la zone euro, les marchés ont commencé la semaine avec un optimisme modéré". En effet, le programme de sauvetage semble très controversé. Dans un raisonnement par analogie, l'hebdomadaire the Economist assure que "si l'Espagne était un patient, l'ambiance dans la salle d'hôpital serait tendue. Toutes les tentatives de guérison, entamées par des spécialistes locaux sous la direction des consultants européens, n'apportent pas davantage de soulagements! Cependant, installer le malade dans une salle d'isolement ne serait pas envisageable, il faut continuer à lui venir en aide"! D'autres médias européens voient à plus long terme. "Pour sortir l'Espagne de la crise, les membres de la zone euro doivent s'unir autour de structures uniformes. La BCE n'est pas Superman", commente de son côté le Süddeutsche Zeitung. Dans cette volonté de temporiser, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a démenti, dans le Welt am Sonntag, tout projet d'achat d'obligations souveraines espagnoles par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), dans le cadre d'un nouveau plan d'aide au pays. Ainsi, comme l'analyse le journal allemand Bild, "quand Angela Merkel a déclaré vendredi que les institutions européennes devaient s'acquitter d'obligations des pays en difficultés, il s'agissait d'un appel à la BCE". L'euro fait couler beaucoup d'encre, même les personnalités politiques hors de la zone euro se manifestent et y vont de leurs préconisations. Dans le Bild, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair a ainsi appelé les allemands à faire des compromis car il considère que "la meilleure alternative pour l'Europe, et surtout pour l'Allemagne, c'est de sauver l'euro". Le quotidien ajoute que "l'opinion allemande est hostile aux mesures prises pour tenter de redresser les pays en difficulté de la zone euro, surtout ceux du sud: Grèce, Portugal, Espagne". L'outre-Rhin n'est, pourtant, pas le seul à s'opposer à un sauvetage global de l'Espagne. Selon le quotidien espagnol El Pais, "le FESF ne peut acheter de la dette souveraine seulement si l'Etat le demande". Or, "le gouvernement espagnol a affirmé vendredi qu'il n'y aurait pas de sauvetage global du pays" et le secrétaire du Trésor espagnol, Inigo Fernandez de Mesa, a confirmé aujourd'hui dans le quotidien local Expansion qu' "il n'est pas prévu que l'Espagne demande de l'aide au fonds pour qu'ils achètent de la dette, loin de là"! Selon le Süddeutsche Zeitung, "les euro-sauveteurs se mobilisent" mais les annonces "sont superflues. La politique de sauvetage ne serait qu'un avant-goût de ce qui se préparait, en secret, pour cet été". A court terme, "les marchés doivent rester attentifs à l'ensemble des événements qui se dérouleront toute la semaine".
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