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Les small caps françaises ont la cote pour leurs IPO

Sept petites sociétés, surtout biotechs, se sont introduites avec succès à Paris cette année. La capacité à vendre son modèle et l’accompagnement des actionnaires sont clés, mais les lendemains sont parfois difficiles.
Biotechs
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Le succès de Crossject, première biotech à s’être cotée sur Alternext en 2014, le jour de la Saint-Valentin, a fait mouche. Ce concepteur d‘un dispositif d’injection de médicaments sans aiguille avait obtenu un prix d’entrée en haut de la fourchette d’estimation, et avait exercé l’intégralité de l’option de surallocation afin de lever 17 millions d’euros. Depuis, huit autres sociétés se sont lancées, globalement avec succès. McPhy Energy, spécialisé dans la production et le stockage d’hydrogène plus propre, a connu le même succès mi-mars et a collecté 32 millions d’euros. Pour ces deux acteurs, la vie en Bourse a également bien commencé puisque les deux titres s’échangent au-dessus du cours d’introduction.

Tel n’a pourtant pas été le cas de leurs successeurs. Oncodesign, spécialisé dans la recherche de nouveaux médicaments contre le cancer et les maladies graves, a levé 12,8 millions d’euros, soit le maximum espéré, mais est en léger repli depuis. Même punition pour Genomic Vision, qui développe des tests de diagnostics de maladies génétiques et de cancers, qui a été introduit à 15 euros, au milieu de sa fourchette, mais a reculé depuis, ou encore pour Genticel, qui s’est également coté proche du point haut à 7,90 euros, mais n’en vaut plus que 6,50 euros.

Dans ce grand bal des IPO, un autre a voulu tenter sa chance : SuperSonic Imagine, qui commercialise un échographe de pointe et avait déjà voulu entrer en Bourse en mai 2012, mais avait dû renoncer en raison de la volatilité des marchés peu après les élections présidentielles. Cette fois-ci aura été la bonne, et la medtech est parvenue à lever 50 millions d’euros, mais au bas de sa fourchette d’estimation, et a depuis perdu 16%.

Pourtant, dans ce cas comme dans celui de Fermentalg, un producteur d’huiles et de protéines issus des microalgues, qui vient de fixer son prix d’entrée en haut de la fourchette, bpifrance accompagne ces pépites dans ce passage majeur de leur développement. Le maintien des actionnaires et l’implication des managers est jugé clé par les investisseurs, qui regardent à la loupe les périodes de lock-up. Par ailleurs, l’IPO est souvent un délicat exercice d’estimation du marché, des revenus et même de l’atteinte du point mort, qui peut être difficile à anticiper et chiffrer pour une biotech, mais est un critère clé pour les acheteurs potentiels.

Des arguments à retenir pour les deux candidats actuels à une mise en Bourse : Innoveox, start-up prometteuse qui transforme les déchets toxiques en eau propre, espère lever jusqu’à 16 millions d’euros sur Alternext pour construire trois unités opérationnelles, améliorer son BFR et renforcer ses équipes. Tous les actionnaires restent présents. Par ailleurs, Mainstay, medtech qui met au point une thérapie pour les douleurs du dos chroniques, cherche à collecter 20 millions d‘euros à Paris et Dublin afin de finaliser les essais cliniques de son produit Reactiv8. Il a indiqué que les actionnaires existants, dont Sofinnova, Seventure et le géant américain Medtronic, souscriraient pour 8 millions d’euros, et que tous étaient engagés par une période de lock-up de 360 jours. Des arguments qui devraient s’avérer convaincants pour la commercialisation des titres. 

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