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Le secteur financier britannique en pleine forme

Les banques ont jusqu’à vendredi pour présenter à la Banque d’Angleterre leur plan d'action pour faire face à un hard Brexit, Dublin semblant être l’alternative la plus séduisante pour les relocalisations.
Irlande 2
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Le Brexit semble laisser de marbre le secteur financier britannique. En tout cas en surface. En effet, selon le dernier baromètre CBI PwC sur le second trimestre 2017, les acteurs de la finance londonienne continuent à voir leur activité se maintenir à des niveaux élevés. Ainsi, la majorité des 94 institutions interrogées ont vu leurs revenus augmenter, leur volume d’activité croître et leur recrutement continuer. « Les volumes en hausse et une bonne maîtrise des coûts permettent aux firmes de continuer à investir et s’autoriser ainsi à allouer du capital aux technologies pour accroître encore leur activité », souligne l’étude. Sur la fin de l'année, la situation devrait être la même, les acteurs s’attendant à une continuité d'activité et de volume mais avec plus de difficultés pour recruter des talents.  Malgré cela, l’optimisme est au plus bas depuis 18 mois, notamment du fait d’incertitudes économiques, de turbulences politiques et de questionnements toujours plus nombreux sur le Brexit.

D’ailleurs, les banques réfléchissent activement à leur avenir dans l’Union Européenne, une fois la Grande-Bretagne sortie de la zone. Elles doivent présenter à la Banque d’Angleterre, vendredi prochain, leur plan de continuité dans le cas d’un scénario de hard Brexit et des « potentiels résultats les plus négatifs ». Le régulateur bancaire britannique avait demandé en avril dernier à ses différents supervisés, et notamment les banques américaines et japonaises qui doivent trouver une solution à leur passeport européen, de répondre à un tel scénario. Le régulateur souhaite ainsi savoir comment les institutions financières pourraient réagir dans toutes les situations envisageables : la Grande-Bretagne quitte l’UE sans accord commercial ;  sans période de transition ; sans coopération entre les régulateurs et sans reconnaissance mutuelle. En fait, ce que cherche à savoir la Banque d’Angleterre est plutôt la façon dont les banques « vont continuer à servir leurs clients et identifier où sont les problèmes potentiels et comment les résoudre », explique Andrew Gray, responsable Brexit chez PwC. Elle cherchera aussi à savoir comment la gouvernance de ces banques sera assurée une fois le Brexit terminé. Ces réponses, une fois analysées par la Banque d’Angleterre pourraient donner une meilleure idée des plans de relocalisation envisagées par les institutions financières à terme.

Ce qui est certain, c’est que Dublin semble tirer son épingle du jeu. Selon une étude de EY réalisée auprès de 222 sociétés financières de Londres, 19 ont répondu envisager de se relocaliser à Dublin, 18 seraient intéressées par Francfort et 11 pourraient aller vers Luxembourg. « La diversité des possibles relocalisations montre qu’aucune place financière n’émerge comme étant une véritable alternative à Londres », explique Omar Ali, responsable des services financiers britanniques chez EY. Les banques seraient donc plus à même de s’installer à Francfort ou Dublin, comme l'ont déjà indiqué Goldman Sachs, Citi ou encore Nomura. En revanche, Luxembourg attirerait plus volontiers les gérants d'actifs (M&G) et les assureurs (Hiscox, AIG...). « La différence depuis le déclenchement de l’article 50, c’est que nous voyons des grandes marques financières mettre à exécution leurs plans d’actions. Ce processus n’a fait qu’accélérer les demandes d’agréments des banques auprès des régulateurs dans l’UE », conclut Omar Ali.

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