Entreprises / Actions / Actualité des sociétés
Entreprises / Actions
Actualité des sociétés
Casino : les rumeurs fusent au Brésil
Reportée la vente de Via Varejo, le distributeur brésilien de produits non alimentaires (équivalent d’un Darty local) ? GPA (Grupo Pao de Açucar), le principal grand distributeur du Brésil et actionnaire à 43% de l’entité mise en vente vient d’apporter le plus vif démenti à cette rumeur née ce week-end d’un article paru dans la presse locale. GPA, contrôlé par le Français Casino, avait mis en vente sa filiale d’électroménager en novembre dernier afin de se concentrer sur l’alimentaire, moins touché que les autres secteurs par les difficultés économiques que rencontre le pays. Casino détient indirectement 14% de Via Varejo à travers sa participation de 33,2% dans GPA.
Cette cession doit, elle aussi, participer au désendettement de Casino après les récentes opérations de désengagement du Vietnam et de la Thaïlande. Raison pour laquelle la perspective d’une suspension de cette opération a-t-elle immédiatement mise en alerte les analystes et investisseurs qui suivent le groupe. Parmi les raisons évoquées, puis démenties par les principaux intéressés, pour expliquer un tel report : l’intérêt marqué de la famille Klein, actionnaire à hauteur de 27% de Via Varejo, mais pas d’accord sur le prix proposé.
En disqualifiant ces rumeurs, les dirigeants de GPA semblent ainsi rouvrir le processus de vente qui profitera donc au plus offrant. Et ce, d’autant plus que le brésilien a démenti également qu’une date butoir ait été fixée (en l’occurrence le 24 mars). L’objectif pour Casino et Jean-Charles Naouri est bien évidemment d’en retirer le maximum tout en sortant du secteur le plus touché actuellement par la crise pour ne se concentrer que sur l’alimentaire, comme son concurrent français présent sur place, à savoir Carrefour qui vient de présenter de belles performances annuelles sur la zone. Opération que scrutent avec attention les analystes quelque peu déçus au début du mois lors de la parution des résultats 2016. Ces spécialistes redoutent, en effet, les performances à venir de l’entreprise au regard d’un contexte difficile en France et devenu plus compliqué en Amérique latine. Suspicion également de mise pour Carrefour qui, lui aussi, a fait les frais d’une publication de résultats jugée décevanteReproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

