Mickey rit jaune
Les dépenses liées au vingtième anniversaire accroissent les charges au moment où la fréquentation baisse. Il faudrait un grand sursaut au second semestre pour terminer 2012 dans le vert.
Le gâteau d'anniversaire d'Euro Disney est lourd à digérer pour les actionnaires. Les nouvelles attractions et produits concoctés pour célébrer l'évènement et attirer les visiteurs dans les parcs à thèmes et les hôtels ont pour l'instant surtout généré une hausse des coûts notamment en raison de l'augmentation des charges salariales.
La crise économique a, en revanche, entraîné une diminution du nombre de visiteurs étrangers que la hausse de fréquentation des français n'a pas compensée. Il manque ainsi 100.000 visiteurs pour la période d'octobre 2011 à mars 2012 par rapport au premier semestre de l'exercice 2010-2011. De ce fait le chiffre d'affaires est en baisse. L'augmentation de 2% de la dépense moyenne par visiteur dans les parcs et de 4% du prix moyen des 5.800 chambres d'hôtels ne suffisent pas à compenser la baisse de fréquentation qui se traduit notamment par une chute de 3,6 points du taux d'occupation des hôtels à 79,8%.
Globalement Euro Disney enregistre ainsi une perte d'exploitation en hausse de 38% à 84,7 millions d'euros et sa marge d'ebitda s'effondre de 4,5 à 0,3%. Si le premier semestre de l'exploitant de Marne la Vallée est traditionnellement déficitaire, il faudra un gros rebond de l'activité au second semestre pour finir l'exercice 2011-2012 avec un résultat d'exploitation positif comme ce fut le cas l'an dernier où Euro Disney avait dégagé un profit annuel de 11 millions malgré une perte de 61 millions au premier semestre.
C'est tout l'enjeu des festivités du vingtième anniversaire lancées mi avril. Mais les nouveaux divertissements DisneyDreams doivent affronter un contexte économique toujours maussade, notamment dans les pays dont sont originaires les visiteurs qui ont diminué au premier semestre (Espagne, Italie, Belgique, Hollande).
La filiale européenne de Mickey se veut rassurante en affirmant qu'elle pourra réduire ses coûts et ses investissements ou vendre des actifs pour remplir ses engagements financiers si la conjoncture demeure maussade. Mais il n'est pas sûr que cela suffise à rassurer les actionnaires qui ont vu le cours de bourse chuter de 61% en un an.
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17/09/2021 - 10:31

