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Solide, la Caisse des dépôts se veut aussi agile
« Notre modèle économique a fait preuve de solidité et d’adaptabilité », a lancé ce mercredi Pierre-René Lemas, le directeur général de la Caisse des dépôts. Et ce sont bien les deux termes que l’on serait tenté de retenir au vu de performances annuelles satisfaisantes, avec un résultat récurrent de 1,52 milliard d’euros (+4%), et une hausse de 2 milliards d’euros des fonds propres consolidés part du Groupe, à 31,6 milliards. La Caisse n’est toutefois pas épargnée par un contexte moins favorable qu’en 2014 et si l’on inclut les lourdes dépréciations d’actifs, le résultat net part du Groupe recule de 422 millions d’euros à 1,37 milliard.
En effet, la crise du secteur de l’énergie et des matières premières a conduit à de lourdes dépréciations d’actifs chez Bpifrance, qui avait au contraire bénéficié d’éléments positifs en 2014 avec la revalorisation d’Orange. Sans compter les dépréciations chez Icade après l’adoption de son nouveau plan stratégique, et bien sûr la baisse des revenus sur le portefeuille de taux. Mais bien que le rendement du portefeuille obligataire ait baissé de 0,3 point sur l’année, à 2,7%, le groupe a pu davantage tirer profit du marché actions, avec une hausse des plus-values latentes de 1,2 milliard d’euros.
Le fonds d’épargne affiche quant à lui une forte vitalité avec un résultat net de 1,08 milliard d’euros (+32%), et des fonds propres en hausse d’un milliard. La CDC aura bien besoin de cette solidité, car les objectifs s’empilent, avec autant d’investissements nécessaires. Mais tout cela va de pair pour Pierre-René Lemas : « La CDC est robuste et agile, car sa dynamique crée sa robustesse, c’est complémentaire ».
Ainsi, sur les 5 prochaines années, le groupe prévoit 100 milliards d’euros de prêts et 26,3 milliards d’euros d’investissement, contre seulement 20 milliards initialement prévu pour 2015-2019. « Ce n’est pas le Gosplan, nous avons un plan pluriannuel glissant », explique le numéro un de l’établissement.
Dans le cadre de son Plan Bicentenaire, le groupe veut consacrer 3 milliards d’euros dans la transition écologique et énergétique (TEE), ainsi que dans le logement. L’année passée, la Caisse a déjà réalisé 7,4 milliards de financements directs pour le TEE à travers les entreprises et les territoires, sur les 15 milliards prévus sur 2014-2017.
Une autre transition, numérique cette fois, figure dans les objectifs de la CDC. Outre des investissements d’infrastructure et la couverture du territoire en haut débit, le groupe veut soutenir le savoir-faire français pour le développement des « smart cities », par exemple lors des Jeux Olympiques de 2024. La CDC vise aussi un développement international, via les partenariats de CDC International Capital, mais aussi le rapprochement avec l’Agence Française de Développement, malgré l’abandon récent du projet de rapprochement initial. Enfin, la Caisse étant également un « opérateur de l’Etat », elle s’attèle d’ores et déjà à la mise en place du Compte personnel d’activité (CPA) pour le 1er janvier 2017, ainsi qu’à la création du Fonds Economie Sociale et Solidaire.
En somme, les défis ne manqueront pas pour la Caisse, comme son dossier de presse les énumère de façon symptomatique : « transitions écologique et énergétique, territoriale, numérique, territoriale, numérique, démographique et sociale »…
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