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Bâle 3 : les grandes banques proches de la ligne d'arrivée

Selon le Comité de Bâle, les grandes banques atteignent déjà les ratios de fonds propres minimaux. Des chiffres très encourageants avant la mise en oeuvre complète des règles.
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Que ce soit les données bancaires publiées par le Comité de Bâle (BCBS) ou celles du régulateur européen (EBA), les chiffres sont bons. Ces deux institutions -internationale et continentale- ont dévoilé aujourd’hui les besoins en capital des établissements financiers qu’elles supervisent. Et les données sont rassurantes, puisque les firmes s’approchent à grands pas des normes prudentielles qui leur sont imposées. Ainsi, la totalité des 100 plus grandes banques internationales (Groupe 1) scrutée par le Comité de Bâle atteignait fin décembre 2014 le ratio de fonds propres de 7%, auquel s’ajoute un coussin supplémentaire pour les établissements systémiques.

Cet exercice semestriel permet de constater qu’entre juin et décembre 2014, les grandes banques ont réduit leurs besoins en capital. En tout, le ratio de fonds propres de catégorie 1 pour les grands établissements se situait en moyenne à 11,1%, a indiqué le comité de Bâle, contre 10,8% six mois plus tôt. Le trou à combler est en effet passé de 18,6 milliards d’euros à 6,5 milliards d’euros pour atteindre la fraction haute du ratio catégorie 1. Pour les fonds propres complémentaires (Tier 2), le fossé est tombé de 78,6 milliards à 40,6 milliards d’euros. Pour mémoire, les règles de Bâle 3, qui seront pleinement applicables en 2019, ont été étiquetées en vue de solidifier les établissements financiers et de leur permettre de faire face aux éventuelles tempêtes. Pour mettre ces montants en perspective, le BCBS a ajouté que la somme des bénéfices après impôts mais avant distribution aux actionnaires s'élevait à 228,1 milliards d'euros.

A titre de comparaison, l’Autorité bancaire européenne (EBA) estime que les 53 plus grandes banques (qui constituent son Groupe 1, et font ou non partie des firmes passées en revue par le Comité bâlois) ont encore besoin de 1,5 milliard d’euros pour atteindre le ratio de 7% de fonds propres. Un chiffre qui reste égal, même lorsque le coussin supplémentaire pour les banques dites « too big to fail » est ajouté. Le gendarme local note que l’impact de la directive européenne CRDIV sur le ratio CET1 (fonds propres durs) est en grande partie imputable aux changements dans la définition du capital. Au total, le Groupe 1 affiche en pleine application de Bâle 3, un ratio moyen de 11,4%, contre un ratio de 12,2% sous les règles actuelles.

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