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Sur les marchés
Paris gagne 3 rangs dans le classement des places financières
Les difficultés politiques de la Grande-Bretagne, en négociations actives sur le Brexit, n'ont pas l'air d'inquiéter les investisseurs. Selon un classement publié aujourd'hui par les think-tank Z/Yen et China Development Institute, la capitale britannique est même celle qui a perdu le moins de points dans sa notation finale parmi les plus importantes places financières étudiées. Ces deux think tank publient en effet un indice, le GFCI (Global Financial Centres Index) depuis 2007. Celui-ci est basé sur une enquête réalisée auprès de plus de 2.000 financiers, interrogés sur la compétitivité de 108 places boursières mondiales, selon plus de 100 critères différents.
Certes, les investisseurs sont un peu moins confiants de manière générale sur la solidité des marchés boursiers mondiaux : sur les 25 principaux centres financiers, 23 ont vu leur note baisser entre 2016 et 2017. Mais Londres est l'une de celles qui a le mieux résisté : la capitale britannique conserve ainsi sa première place au classement et perdu 2 points seulement par rapport à l'an dernier (780 contre 782 en 2016), tandis que New-York, qui arrive toujours en deuxième place, a perdu 24 points (756 au lieu de 780 l'an passé). Londres a donc connu la baisse la plus modeste des dix premières places mondiales, selon les auteurs de l'étude. Hong-Kong tire son épingle du jeu et arrive en troisième position, doublant la Bourse de Singapour, grâce à une hausse de sa notation de 1 point (744, contre 742 pour Singapour).
L'écart entre New-York et Hong-Kong n'a jamais été aussi faible, preuve que les places asiatiques sont de plus en plus attractives aux yeux des investisseurs. Selon les auteurs de l'étude, la baisse de la note du marché américain résulte d'incertitudes des investisseurs quant à la capacité du président Donald Trump à mettre en place ses réformes et au risque de ralentissement du commerce américain, de l'économie du pays et de sa principale place boursière. Si la Bourse de Londres est toujours en haut du podium, l'accélération du développement des places asiatiques l'inquiète également. En juin dernier, une conférence organisée par le think-tank financier TheCityUK avait d'ailleurs alerté la communauté financière londonienne sur le risque de se voir dépasser par les marchés asiatiques !
Ce classement sera bien évidemment scruté de près par les principales places européennes qui se battent depuis le 23 juin 2016 pour récupérer une partie du gâteau financier britannique. Pour le moment, l'enquête révèle qu'elles ont encore du chemin à parcourir avant de pouvoir concurrencer Londres, mais certaines ont beaucoup d'avance. Ainsi Francfort, déjà préférée par de nombreuses banques basées à Londres et désireuses de continuer à exercer des transactions avec l'Europe post Brexit, arrive 11ème au classement. La place allemande gagne ainsi 6 rangs par rapport à l'an passé et 3 points dans sa note finale (de 701). Paris n'arrive malheureusement qu'à la 26ème position, même si elle peut se targuer d'avoir gagné 3 places dans le classement et 1 point. Elle est ainsi située derrière la Bourse de Luxembourg (14ème place) et celle de Zurich (9ème). Elle est en revanche située devant une autre place qui prétend également vouloir récupérer une partie de l'activité financière londonienne : Dublin. La capitale irlandaise arrive ainsi en 30ème position. Quant à Amsterdam, également dans la course post-Brexit, sa place financière est classée 33ème.
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