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GDF Suez : faute avouée est à moitié pardonnée

Gérard Mestrallet a confirmé que 2014 sera un peu moins bon qu'escompté. En cause, l'arrêt prolongé de trois réacteurs nucléaires en Belgique. La Bourse, prévenue dès juillet, ne lui en tient pas rigueur. Le groupe s'est surtout focalisé ces derniers temps sur la succession de son patron.
Gérard Mestrallet - GDF Suez
Gérard Mestrallet - GDF Suez

Faute avouée, à moitié pardonnée ? C’est un peu ce que l’on peut voir ce matin à la Bourse de Paris où le titre GDF Suez se tient plutôt bien, se maintenant à l’équilibre par rapport à la séance d’hier. Et ce, en dépit d’annonces plutôt moroses. Gérard Mestrallet a effectivement prévenu, à l’occasion de la parution des ses résultats trimestriels, que la rentabilité de l’exercice en cours, sera un peu moins bonne que celle anticipée au début de l’année. En cause, l’arrêt de trois réacteurs nucléaires en Belgique depuis le mois de juillet. Arrêt prolongé qui coûte pas moins de 40 millions d’euros par mois à l’entreprise au niveau de son résultat net. Du coup, La société française anticipe désormais un profit net récurrent part du groupe "au milieu" d'une fourchette de 3,1 à 3,5 milliards d'euros, contre 3,3 à 3,7 milliards précédemment.

Pour ne rien arranger, GDF Suez subit, depuis le début de 2014, un hiver particulièrement clément pesant sur la demande en gaz, dans un marché de l'énergie déprimé en Europe avec des prix de vente en baisse. "Nous pensons pouvoir remettre en service Doel 4 d'ici à la fin de l'année", a déclaré Gérard Mestrallet ce matin lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, tandis qu'un redémarrage "à la fin de l'hiver" est escompté pour Doel 3 et Tihange 2.

Le chiffre d'affaires est, de son côté, en repli de 7,5% à 54,5 milliards d'euros, pénalisé par des effets de change mais aussi un contexte européen toujours aussi défavorable. En excluant la branche Energie Europe, les ventes auraient progressé de 5% à périmètre et taux de change constants. Point positif toutefois : à fin septembre, l'endettement net s'inscrivait en baisse de 3 milliards sur un an, à 26,8 milliards d'euros (il avait légèrement augmenté fin juin).

Les neuf premiers mois 2014 ne sont donc pas particulièrement flamboyants pour l’entreprise que dirige Gérard Mestrallet qui subit, certes, des éléments exceptionnels venant s’ajouter à un contexte macro économique difficile en Europe. Et comme il avait prévenu la communauté financière de ces contre temps dès cet été, elle ne lui en tient donc pas vraiment rigueur aujourd’hui. L’action s’adjuge près de 8% depuis le début de l’année faisant nettement mieux que le CAC 40 en repli de 2% sur la même période. GDF Suez s’est récemment surtout concentré sur la préparation de la succession de son patron actuel. Après quelques tiraillements, Isabelle Kocher a été intronisée pour succéder à Gérard Mestrallet en lieu et place de Jean-François Cirelli qui a été démis de ses fonctions. Celui-ci ferait parti des prétendants à la succession de Jean-Paul Herteman pour la présidence de Safran.

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