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En renonçant à son parachute doré, Michel Combes donne l'exemple

L'homme fort d'Alcatel-Lucent renonce à un chèque de 2,4 millions d'euros. Un signal fort en direction des principes de bonne gouvernance. Il se met également en position de force pour négocier au mieux les étapes suivantes du rapprochement avec Nokia.
Michel Combes
Michel Combes

Le rapprochement entre Alcatel-Lucent et Nokia avance à vitesse grand V. Une semaine après l’annonce officielle de ce méga deal à 18 milliards d’euros, les différents points de friction éventuels s’effacent les uns après les autres. Après avoir déjà annoncé qu’il laissait la direction du futur ensemble aux actuels responsables de Nokia, on apprend maintenant que Michel Combes renonce à son parachute doré. Soit un chèque de 2,4 millions d’euros qu’il aurait pu toucher en partant. Manifestement, l’homme fort d’Alcatel se fait un devoir de suivre à la lettre les principes de bonne gouvernance. Et ce, même si, depuis son arrivée aux manettes, il a largement dopé le cours de Bourse et le redéploiement de l'entreprise.

Le sujet des parachutes dorés comme celui des retraites chapeaux soulèvent bien des polémiques depuis plusieurs années. Surtout lorsqu’ils sont octroyés par des entreprises en prise avec de lourdes difficultés financières. Même les « welcome » bonus sont regardés avec suspicion, comme on a pu récemment le voir avec celui accordé au nouveau patron de Sanofi. Ces sujets servent même à régler des comptes lors de relations conflictuelles entre différentes parties prenantes, si l’on en juge par les révélations faites sur le parachute doré de Marc Lelandais à l’occasion de son départ de Vivarte, révélations qu’il a catégoriquement démenties, évoquant de faux documents pour le discréditer. C’est aussi sous la pression d’un fort battage médiatique que Philippe Varin, l’ancien patron de PSA avait dû renoncer à la retraite chapeaux que lui octroyait le groupe automobile, comme convenu contractuellement.

En renonçant, de lui-même, à ce chèque, Michel Combes met donc toutes les chances de son côté pour mieux négocier avec Nokia. Car même si le processus est acté, le plus dur reste à faire : s’entendre sur nombre de points, qu’ils soient opérationnels, sociaux ou structuraux.

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