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Ingenico, la culture de l’excellence
Rares sont les entreprises évoluant sur des segments technologiques à délivrer avec autant de récurrence des performances exemplaires. Ingenico fait partie de celles-là et a renouvelé cette prestation lors de la publication de ses résultats semestriels, hier après-Bourse.
Les chiffres sont impressionnants : hausse de 20% du chiffre d’affaires proforma à 703 millions d’euros, portée aussi bien par son activité traditionnelle de terminaux (+20%) que par les services de paiement (+15%). Le bond de 32% du résultat d’exploitation permet de faire grimper la marge opérationnelle de 280 pb, à 19,3%, alors que les analystes attendaient à peine 17%. Et, grâce à une gestion irréprochable, le groupe dirigé par Philippe Lazare a fait progresser le résultat net de 53% à 75 millions d’euros. Au moment où les analystes pointent de plus en plus un décalage entre la revalorisation récente des entreprises européennes et leur capacité à améliorer leurs bénéfices, Ingenico démontre qu’il mérite bien un parcours boursier exceptionnel.
Car toutes les régions ont porté cette croissance. En Europe, qui progresse de 9% à données comparables, le groupe monte en puissance sur les services de paiement en magasin, en ligne ou sur mobile, à travers sa filiale Ogone (+25%). En Amérique du Nord, qui passe progressivement aux cartes à puce EMV (Europay Mastercard Visa), Ingenico génère 57% de revenus supplémentaires en livrant des terminaux adaptés à ces nouveaux modes de paiement. Enfin, le chiffre d’affaires gagne 27% en Asie-Pacifique et le groupe confirme sa place de leader sur son marché en Chine et au Brésil, et accélère au Mexique, en Indonésie et en Russie, des territoires de croissance forte.
Surtout, Ingenico aura marqué les esprits début juillet en annonçant la plus grosse acquisition de son histoire : la reprise du hollandais GlobalCollect, pour 820 millions d’euros. Cette opération, qui sera finalisée au troisième trimestre, lui permet d’ajouter des compétences essentielles à son business model, à savoir la possibilité de collecter pour les marchands les paiements venant de 170 pays, acceptant 150 méthodes de paiement, grâce à une connexion auprès des fournisseurs de paiement locaux. Cela facilite la vie de nombreuses grandes marques pour vendre leurs produits sur Internet à travers le monde. Financé avec 220 millions d’euros de trésorerie et 600 millions de dette bancaire, le deal ne devrait altérer que très modérément le bilan du français : la dette nette devrait grimper à 3 fois l’Ebitda à fin 2014, contre 0,8 fois à fin juin, mais la forte capacité du groupe à générer des cash flows permettra rapidement de faire revenir ce ratio à un niveau inférieur. L'impact sera quant à lui positif de 15% sur le bénéfice par action dès 2015.
Fort de ce beau succès qui va confirmer son leadership mondial et de résultats très solides, Ingenico s’est montré particulièrement confiant dans l’avenir, et n’a pas hésité à relever ses objectifs annuels : il attend désormais une croissance organique de 14 à 16%, contre 10% à 15% précédemment, et une marge d’Ebitda de 21,5% à 22,5%, contre un objectif établi auparavant à 21% ou plus. Il n’en fallait pas plus pour que le marché fasse bondir le titre de plus de 3% à 75 euros, soit une hausse de 25% depuis le début de l’année. De leur côté, les analystes de Kepler Cheuvreux et Oddo voient encore la valeur atteindre les 85 euros, soit un potentiel de hausse de 13%. Une performance dont est tout à fait capable cette valeurs star de la place parisienne, dont le cours a été multiplié par trois en trois ans !
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