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Jusqu'où grimpera Essilor International en Bourse ?

Le leader mondial des verres correcteurs annonce une nouvelle acquisition pour 1,7 milliard d'euros. L'opération est largement plébiscitée et permet au titre de poursuivre son inexorable ascension boursière.
Essilor fait sans doute partie, avec Air Liquide, des sociétés françaises aux parcours financiers et boursiers les plus réguliers et les plus rassurants pour les actionnaires. Parcours essentiellement lié aux promesses faites et tenues par les différents dirigeants qui s'y sont succédé. Aujourd'hui encore, le leader mondial des verres correcteurs annonce une nouvelle acquisition : les 51% du capital détenus par PPG dans Transitions Optical, fournisseur américain de verres photochromiques pour les producteurs de l'industrie optique. L'accord prévoit également l'acquisition de 100% du capital de l'italien Intercast, fabricant de verres solaires de haute qualité. Montant de la transaction : 1,73 milliard de dollars payables à la finalisation de l'opération, auxquels s'ajouteront 125 millions de paiement différé sur cinq ans. Début juillet, Essilor annonçait avoir acquis 50% du capital de Polycore Optical, un des principaux producteurs mondiaux de verres solaires. Fournisseur d'Essilor, Polycore dispose de deux usines de production en Indonésie et en Malaisie et de trois laboratoires de prescription en Indonésie et aux Pays-Bas. Transaction que n'ont pas manqué de saluer les investisseurs, qui y ont vu l'opportunité pour le français de pénétrer le marché indonésien au très fort potentiel de croissance (moins d'un habitant sur cinq a sa vue corrigée). Ces deux opérations traduisent bien la stratégie menée par le groupe verrier depuis de très nombreuses années : s'il consacre d'énormes moyens à la R&D (en 2012, 50% du chiffre d'affaires provenait de la vente de produits de moins de trois ans), il poursuit vaille que vaille, y compris en période de vaches maigres, sa politique de croissance externe musclée. Stratégie du " rouleau compresseur " qui laisse loin derrière lui ses concurrents. Persévérance facilitée, il est vrai, par la robustesse de son bilan, lui permettant d'obtenir les financements adéquats auprès de ses banquiers. Du coup, et c'est bien logique, le titre Essilor est largement plébiscité par les investisseurs. Et ce, au regard de deux arguments "bétons" aux yeux de ces professionnels souvent contraints de ne prendre aucun risque vis-à-vis de leur clientèle : l'inexorable courbe ascendante des résultats de l'entreprise et la régularité de la distribution du dividende. Avec toutefois ce bémol : vue la hausse ininterrompue du titre, il finira bien par se stabiliser ou consolider. D'autant qu'à force de grimper jusqu'au firmament, il est devenu cher (il se paie actuellement 26,5 fois ses bénéfices attendus cette année). Mais quand aura lieu cet atterrissage? Pas aujourd'hui, en tout cas : l'annonce de la dernière emplette de la société dirigée par Hubert Sagnieres a fait bondir l'action de près de 7% à 86 euros, se rapprochant à nouveau de son plus haut historique atteint en mai dernier.
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