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Le retrait de Kingfisher de la bourse de Paris illustre une fois de plus le peu d'intérêt des groupes internationaux à être cotés sur des places secondaires, telles Paris.
Le martin-pêcheur suit la mode. Le leader européen du bricolage, Kingfisher a décidé de quitter la bourse de Paris dans un mois. Il s'inscrit dans une longue lignée de groupes internationaux qui avaient fait l'effort d'être cotés sur une place secondaire comme Paris alors qu'ils avaient racheté une grande entreprise française. Sept ans après être monté à 100% dans Castorama, le groupe qui était aussi propriétaire de Darty, autre figure emblématique française de la distribution, trouve, sans doute à juste titre, son marché boursier hexagonal trop étriqué et couteux pour justifier une cotation séparée. Il imite en cela le géant allemand de l'assurance Allianz qui après la reprise à 100% du fleuron local AGF a décidé d'abandonner la place parisienne. Symétriquement, le français Vivendi qui est en train de prendre le contrôle à plus de 80% du brésilien GVT se posera sans doute la question de l'intérêt de conserver une cotation séparée de sa filiale sur la bourse locale, voire de se faire coter lui-même au Brésil. Les actionnaires qui veulent toujours être associés au développement de leurs anciennes participations à travers leurs maisons mères britannique ou allemande ont encore la possibilité d'intervenir sur les places de Londres et de Francfort. A l'heure de la globalisation et d'internet, la tâche n'est pas très difficile. Encore faut-il que les intermédiaires financiers qui passent les ordres et assurent la garde des titres ne prélèvent pas de frais trop élevés quand ils ne sont cotés que sur des places étrangères. Ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas.
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