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Vivendi en passe d'être à la tête de 7,8 milliards de cash

Le closing de l'opération GVT est attendu pour le mois de mai 2015. Entre l'opération SFR et la vente de l'opérateur brésilien, la firme de Vincent Bollloré s'apprête à se constituer un solide matelas. 3,5 milliards vont être redistribués aux actionnaires.
Vincent Bolloré
Vincent Bolloré

Depuis l’annonce de l’entrée en négociations exclusives de Vivendi avec Telefonica en vue de lui vendre l’opérateur brésilien GVT pour la bagatelle de 7,45 milliards d’euros, on n’entend plus beaucoup parler du français. Il faut dire qu’il travaille d’arrache pied sur deux fronts d’envergure. L’avancement de la vente de SFR à Numéricable et celui de la cession du brésilien. Pour l’heure, aucun accord n’a été signé avec Telefonica. Le closing est prévu vers le mois de mai 2015, si tout va bien. Si le groupe dorénavant dirigé par Vincent Bolloré n’était pas très chaud initialement pour vendre cette pépite, il a finalement changé d’avis au vue du prix proposé. Et ce, d’autant plus que l’espagnol offre également une part en titres Telecom Italia permettant à Vivendi d’obtenir 5,7% de l’opérateur italien.

Compte tenu de ces deux opérations encore en suspens, la situation bilancielle du groupe français devrait assez nettement s’améliorer. Au 30 juin 2014, la dette nette était déjà revenue à 7,9 milliards d’euros. En comptabilisant la vente de SFR et de GVT, ce sont 4 milliards et 3,8 milliards d’euros de cash net sur lequel peut compter la firme, soit 7,8 milliards au total. Sur cette somme, une enveloppe de 3,5 milliards devrait être consacrée à une redistribution aux actionnaires. Pour l’heure, les dirigeants n’ont pas encore fixé la forme qu’elle prendra. Ils attendent que la cession de SFR soit effective pour y réfléchir. Sachant que cela peut aussi bien être réalisé sous forme de rachats d’actions, du versement d’un dividende ordinaire ou extraordinaire. A voir, d’ailleurs, ce que compte faire Vincent Bolloré. S’il le souhaite, il peut très bien ne pas apporter ses titres en cas de rachats d’actions et voir sa participation grimper après réduction du capital. Il possède à ce jour 5% du capital de la société.

Dans l’immédiat, pour un groupe qui voulait sortir des télécoms pour se concentrer sur les médias et le contenu, il s’apprête à détenir 20% de la newco Numéricable/SFR, une participation résiduelle dans GVT/Telefonica Brasil et 5,7% de Telecom Italia. Les dirigeants de Vivendi sont pourtant très clairs dans leurs discours : ces participations sont opportunistes et ne constituent nullement un virage stratégique. Elles permettront au groupe français de toucher un très grand nombre de clients (Telefonica en compte à lui seul environ 300 millions) susceptibles d’être intéressés par les contenus produits. En Bourse, le titre ne profite pas vraiment de ces annonces. L’action fait quasiment du surplace depuis un mois alors que depuis le début de l’année elle ne s’adjuge qu’un modeste 0,8%. Les investisseurs attendent sans doute la concrétisation de tous ces projets. De même veulent-il voir dans quelle mesure les nouvelles orientations stratégiques porteront leurs fruits et dégageront de confortables marges.


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