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Groupama solde son aventure dans les actions cotées
Veolia Environnement perd 2,1% et signe la plus forte baisse du CAC 40 du jour après l’annonce du placement lancé par Groupama. L'assureur mutualiste français a effectivement annoncé avoir organisé, lundi, la cession d'un bloc de 5,05% du capital du groupe dirigé par Antoine Frérot, au prix de 17.09 euros par action, dans le cadre de sa politique de diversification de ses actifs. Transaction qui lui permet de récolter 485 millions d’euros.
Lors de la présentation de ses résultats annuels, l’assureur avait laissé entendre qu’il comptait se séparer de ces titres. A l'issue du placement, il ne lui reste plus que 552.000 actions, soit moins de 0,1% du capital du groupe de services à l’environnement. Le 12 février, il a également cédé l’intégralité de sa participation de 4,9% dans la banque italienne Mediobanca où il était entré en 2002. Là encore, il a vendu les titres via un placement sur le marché lui permettant de récupérer 333 millions d’euros. Motif de ces opérations, « renforcer les marges de manoeuvre et réduire l’exposition aux risques de marché », explique Thierry Martel le directeur général de Groupama.
L’assureur finit ainsi de solder son portefeuille d’actions cotées. Actifs qui avaient notamment participé à la fragilité du groupe au lendemain de la crise des subprimes et financière. En 2012, il avait déjà commencé à s’alléger en vendant ses titres Bolloré. En 2013, il continue en soldant sa participation dans Société Générale pour environ 517 millions d’euros et en vendant 6,9% du capital d’Eiffage. Puis un an plus tard Groupama récupère 450,4 millions d’euros en cédant le solde de sa participation dans Saint Gobain.
Groupama reste présent en Hongrie via sa participation de 8,28% au capital de la principale banque du pays, OTP Bank, dans laquelle il était entré lorsqu’il avait racheté sa filiale d’assurances, début 2008. Il avait alors déboursé près de 400 millions d’euros pour prendre 5% du capital, soit une valorisation par action double par rapport au prix actuel. L’assureur était tenu par un engagement de conservation de ses titres de cinq ans, et est donc juridiquement libre de vendre son bloc.
Cette restructuration entamée depuis 2011 a commencé à porter ses fruits dès 2013. Pour l’année en cours, Thierry Martel a déjà présenté des performances à mi année solides avec un résultat net positif de 140 millions d’euros et une marge de solvabilité de 239%.
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