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Actualité des sociétés
Où l'on retrouve Andrea Bonomi
L’homme d’affaires italien ne s’intéresse manifestement pas qu’au tourisme : après s’être fait remarquer en France il y a deux ans en bataillant contre Fosun et Ardian pour emporter le Club Med, Andrea Bonomi revient sur le devant de la scène en s’engageant dans une nouvelle bataille boursière. Mais cette fois dans un dossier dans le secteur de la presse. Alors que RCS Mediagroup, éditeur notamment du Corriere della Sera, faisait déjà l'objet d'une offre d'achat de la part de Cairo Communication, quatre actionnaires du groupe ont annoncé lundi le lancement d'une contre-OPA avec le soutien du fonds Investindustrial d'Andrea Bonomi pour prendre le contrôle de la totalité de la société.
Ces actionnaires, qui totalisent à eux quatre 22,6% du capital de RCS, sont l'homme d'affaires Diego Della Valle (7,3%), Mediobanca (6,25%), l'assureur UnipolSai (4,59%) et le constructeur de pneus Pirelli (4,43%). Ils ont donc passé un accord avec Investindustrial, afin de favoriser le "renforcement et développement du groupe éditorial".
Cairo Communication a fait une offre à 0,551 euro par action RCS le 8 avril dernier, alors que le "prix cible" des analystes avant la date de l'annonce était de 0,81 euro. Prix que l’ensemble des administrateurs de la société de presse jugent trop peu généreux. Les quatre actionnaires se sont engagés à apporter leurs actions (...) dans une société nouvellement créée qui lancera une OPA volontaire sur les 77,4% du capital restant à un prix de 0,70 euro par action.
L'objectif est de "soutenir le processus de restructuration lancé par le management actuel tout en créant un groupe éditorial multimédia d'envergure internationale, en partant de la plateforme d'activité existante" et en mettant l'accent sur les événements sportifs et le développement de l'offre numérique. Il Corriere della Sera sera "le titre sur lequel seront concentrées les ressources dans le secteur de l'information", ont précisé les actionnaires.
De l’autre côté de l’Atlantique, les batailles boursières sont également de mise autour de groupes de presse : Gannett, l'éditeur du quotidien USA Today, a relevé lundi son offre d'achat en numéraire sur Tribune Publishing à 15 dollars par action contre 12,25 dollars auparavant, valorisant l'éditeur du Chicago Tribune et du Los Angeles Times à environ 864 millions de dollars (763 millions d'euros). Le conseil d'administration de Tribune avait rejeté au début du mois l'offre initiale de Gannett et adopté un dispositif dit de "pilule empoisonnée" pour tenter de la contrer. Gannett explique que sa nouvelle proposition résulte d'une analyse de la dette et des engagements de retraite de Tribune, assurant avoir "une confiance accrue dans sa capacité à aboutir à de nouvelles améliorations opérationnelles à l'issue de cette opération".
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