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Sur les marchés
Les actions chinoises libellées en yuans promises à un formidable essor
D’après les dernières analyses macroéconomiques et entrepreneuriales de Robeco, les actions chinoises (hors Hong Kong) permettent de générer un alpha positif et significatif sur un horizon d’investissement de long terme. Par conséquent le groupe a créé une nouvelle stratégie baptisée Chinese A-Share Equities le 1er juin dernier pour permettre à ses investisseurs d’élargir leurs horizons. Depuis une semaine et après trois échecs consécutifs, la Chine est parvenue à faire entrer ses actions de catégorie A dans l’indice MSCI. Le projet de Robeco se concrétise ainsi, bien que les autorités françaises n’aient pas encore donné leur feu vert au gestionnaire.
Le marché des actions chinoises est binaire, il se compose des actions H, celles des sociétés chinoises cotées à la Bourse de Hong Kong et des actions A, ou « onshore », c’est-à-dire les actions chinoises côtés sur les places de Shanghai et Shenzhen. Leurs parts respectives sur le marché sont de 26 et 74% respectivement. C’est donc sur la partie majoritaire que Robeco a décidé de s’engager. Si son initiative est novatrice, c’est parce qu’empiriquement le marché domestique des actions chinoises est relativement fermé. En effet, les investisseurs internationaux se sont longtemps heurtés à deux principaux obstacles : l’accessibilité au marché et les suspensions de cotations. En juillet 2015, ce n’est pas moins de 39 valeurs qui ont été suspendues au sein de l’indice CSI 300 qui regroupe les principales sociétés cotées à Shanghai et à Shenzhen. Ces suspensions ont été demandées par près d’un quart des sociétés cotées, un phénomène si important qu’il a été qualifié « d’épidémie ».
Ainsi, l’indice MSCI n'était jusqu'à la semaine dernière exposé au marché chinois qu’au travers des actions de type H ou des actions appartenant à des entreprises chinoises cotées à Wall Street. Néanmoins, au premier trimestre 2017, les résultats des entreprises cotées sur le marché « onshore » ont progressé de 21,5% en un an, soit la croissance trimestrielle la plus forte enregistrée depuis le quatrième trimestre de l’année 2010. Une tendance qui devrait se poursuivre d’après Robeco qui prédit de fortes progressions pour 2017. Enfin, depuis une vingtaine d’années le marché devient plus accessible notamment grâce à des systèmes de quotas tels que le Qualified Foreign Institutional Investor (QFII) ou encore le Shanghai-Hongkong Stock Connect. C’est donc naturellement que la Chine a passé la porte de l'indice MSCI Emerging Markets.
Robeco qui avait anticipé cette évolution, centre dorénavant sa stratégie sur des questions d’investissements liées aux grandes évolutions politiques, démographiques, économiques et sociales chinoises. Le gérant d’actifs entend notamment tenir compte de l’initiative « Made in China 2025 » initiée par le premier ministre chinois Li Keqiang en 2015 qui vise la qualité plutôt que la quantité.
Grâce à ce nouvel outil, Robeco compte faire profiter ses clients des nombreux avantages que représente le marché d’actions chinois. D’après lui, « avec une valeur de 7.000 milliards de dollars USD, le marché domestique chinois est le deuxième au monde. Il représente environ 10% de la capitalisation boursière mondiale ». Outre sa forte valeur, le marché des actions A est bien moins corrélé aux marchés mondiaux, ce qui en fait un outil précieux pour diversifier les portefeuilles et les risques des investisseurs. D’autre part, ce marché permet d’accéder à des thèmes qui sont très peu représentés à Hong-Kong : mis à part le secteur des télécoms, l’ensemble des domaines actuellement porteurs de l’économie mondiale sont au moins deux fois plus présents dans le système « onshore » (notamment l’énergie, les banques, l’assurance, la santé, les services, etc.) que pour les actions H.
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