WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Macro-économie / Taux / Sur les marchés

Macro-économie / Taux
Sur les marchés

Les émergents séduisent à nouveau

Selon une étude de la société de gestion Gemway, c’est le moment de revenir sur ces marchés compte tenu des faibles rendements offerts par les places européennes, rendues très volatiles après le Brexit.
Brésil - Sao Paulo
Brésil - Sao Paulo

La question se pose aujourd’hui : est-ce le moment de revenir sur les pays émergents ? Historiquement, l’appellation « marchés émergents » est venue rhabiller le concept peu vendeur de pays en développement dans les années 1980. Ils recouvrent aujourd’hui quelque 10.300 milliards d’investissements financiers, répartis entre dettes et actions.

Ils redeviennent intéressants au moment où les marchés européens n’offrent plus de rendement, résume Bruno Vanier, associé fondateur chez Gemway, société de gestion spécialisée sur ces marchés, alors que pendant cinq ans, il était naturel de les écarter. Des pays comme le Brésil ont des capacités industrielles sous employées, et ils ont rogné sur les dépenses depuis plusieurs années, donc si la production repart, cela va se voir avec des surperformances dans les indices, résume le gérant, satisfait du renversement de Dilma Roussef. Même chose en Argentine après le départ de Christina Kirchner. Son potentiel de normalisation est extrêmement important car c’est déjà un pays économiquement développé, estime Bruno Vanier. Gemway est d’ailleurs allé rencontrer une vingtaine de sociétés cet été autour de Buenos-Aires pour dénicher les plus prometteuses.

« En outre, après le Brexit, la forte volatilité en Europe favorise les marchés émergents », constate Michel Audeban, directeur général de Gemway. Pour retrouver une gouvernance à la britannique et des perspectives de croissance, le gérant regarde notamment vers l’Afrique du sud. Ce pays offre des décotes importantes par rapport aux standards de pays plus développés. « Il est temps de changer de vision sur les émergents », confirme la spécialiste des produits de gestion obligataire de Lombard Odier IM, Leslie Sita, qui croit en un nouveau départ dans la construction de portefeuilles obligataires.

Le pays inclassable par excellence, c’est la Chine, pour Bruno Vanier. Sa taille bouleverse n’importe quel indice. Ses réserves de change atteignent des niveaux stratosphériques, sa monnaie est solide, et la dette n’est pas encore problématique. Elle détient des pépites comme Alibaba, géant global de l’e-commerce et Tencent, leader régional des réseaux sociaux, plus un marché énorme. Gemway fait un tri qualitatif fondé sur trois critères, dont la capitalisation boursière et le volume d’affaires, qui réduit à moins de 2000 les valeurs sélectionnables dans le monde. Sur cette zone, le gérant se défie des banques et de tout ce qui est public, compte tenu d’une gouvernance guidée par les relations politiques.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article