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Banque-assurance / Sur les marchés
JP Morgan se distingue sur l'equity en Europe, BNP Paribas sur la dette
La saison des classements bat son plein. Après les M&A, Dealogic a publié son bilan 2016 des marchés actions, obligataires et des prêts bancaires. Premier constat : les événements inattendus ont impacté les marchés actions l’an passé, puisque les opérations en equity sont globalement en baisse de 21% sur l’année à 724,2 milliards de dollars, soit un plus bas depuis 2012 selon Dealogic. Cela est notamment lié à l’atonie des IPO, elles aussi à un point bas depuis quatre ans, (-30% à 135,6 milliards de dollars). Symbole de l’activisme asiatique : la plus importante introduction en Bourse de l’année a été Postal Savings Bank of China, qui a levé 7,6 milliards de dollars à la Bourse de Hong Kong, et sur les marchés equity, il s’agit d’une émission convertible de la banque chinoise Softbank, pour 6,6 milliards de dollars, selon Dealogic.
Côté league tables, pourtant, les banques américaines continuent de dominer : JP Morgan affirme sa suprématie de plus grosse banque mondiale en termes d’actifs, avec une première place sur les marchés equity et IPO mondiaux, mais aussi en Europe. Sur les IPO, le podium européen est en revanche complété par deux banques du Vieux Continent : UBS et Deutsche Bank. BNP Paribas a pâti du coup d’arrêt du marché parisien et pointe à la dixième position en Europe.
Toutefois, la banque française garde une position de choix sur le marché de la dette européen, qui a bénéficié de la liquidité offerte par la BCE et des taux d’intérêt bas historiques en œuvre sur le Vieux Continent mais aussi dans le monde. Les marchés de la dette ont globalement grimpé de 9% à 6690 milliards de dollars en 2016, selon Dealogic, soit un nouveau record historique. Les sociétés ont tiré avantage de ces conditions en multipliant les émissions obligataires, notamment pour financer leurs acquisitions : AB InBev a d’ailleurs établi la deuxième plus grosse opération de l’histoire en levant 46 milliards de dollars pour financer le rachat du géant de SAB Miller, suivi par Dell, qui a collecté pas moins de 20 milliards de dollars dans le cadre de sa fusion avec EMC.
En Europe, malgré un début d’année très poussif, le marché s’est réveillé avec le vote surprise sur le Brexit, qui a conduit à un rallye des investisseurs sur la dette, considérée comme plus sécurisée. Les émissions obligataires des corporates pour leurs M&A ont été boostées par deux méga opérations : AB inBev donc, mais aussi Teva qui a levé 20 milliards de dollars pour le rachat d’Actavis, toutes à des rendements records pour leurs maturités. Dans ce contexte favorable, BNP Paribas a affirmé sa place de choix en Europe : la banque française est en première place du marché de la dette libellé en euros, mais aussi des émissions obligataires "investment grade" sur le Vieux Continent.
Par ailleurs, de plus en plus de corporates se positionnent et innovent sur le marché de la dette pour financer leur activité. Parmi les dix premières opérations inaugurales en Europe l’an passé, deux sont françaises : Veolia Environnement a ainsi levé 1,1 milliard d’euros en deux tranches, dont une à 12 ans, et TDF, qui s’est largement désendetté après son changement d’actionnaire, a mis à prix son premier emprunt obligataire, soit 600 millions d’euros à sept ans à midswap + 250pb. Soit bien loin des primes à payer pour des prêts LBO classiques.
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