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Bourbon échoue à financer son projet dans le gaz

Le groupe de transport pétrolier voulait se diversifier dans le gaz en achetant des actifs logés au sein de son holding de tête, Jaccar et avait besoin d'un chèque de 200 millions pour financer les indispensables investissements de développement. Les banques ont dit : niet.
Bourbon
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Mauvaise nouvelle pour Bourbon le spécialiste du transport offshore pétrolier. Le groupe vient d’annoncer que faute d’avoir pu trouver les financements nécessaires en temps et en heure, le conseil d’administration, réuni hier, a décidé de retirer des projets de résolution, en vue de l’AG du 26 mai, ceux relatifs à l’acquisition des différentes entités dédiées au transport de gaz. Entités actuellement logées au sein de Jaccar, le holding de tête de Bourbon et que Jacques de Chateauvieux souhaitait transférer à sa fililale à 50% faute de pouvoir financer à lui seul les indispensables investissements de développement.

Une très mauvaise nouvelle en effet, car cet investissement devait permettre au groupe de s’extraire un peu du secteur pétrolier en se tournant vers une activité promise à un formidable essor, celui du transport de gaz et plus particulièrement celui de l’éthane dont la Chine va de plus en plus avoir besoin pour fabriquer tous ses produits plastiques. L’objectif de Jacques de Chateauvieux était d’obtenir de ses banques un chèque de 200 millions d’euros pour pouvoir construire plusieurs navires très haut de gamme et innovants. Et ce, dans le cadre de contrats très sécurisés avec ses clients. Un investissement jugé indispensable aujourd’hui, selon le patron de Jaccar, puisque c’est au moment où le cycle pétrolier est au plus bas qu’il faut bâtir de quoi saisir son prochain rebond.

Ce projet va donc prendre du retard, s’il est maintenu. Car ces actifs sont de toute façon logés dans le giron du groupe, mais au niveau du holding de tête qui n’a plus d’argent pour financer le développement envisagé. Il faut dire que Jaccar s’est endetté pour reprendre le contrôle de sa filiale Bourbon au plus mauvais moment (il y a deux ans), achetant très cher des titres qui aujourd’hui ont fondu en Bourse. Manifestement, les banques ne sont pas prêtes actuellement à signer des chèques en blanc, surtout s’il s’agit d’activités liées au secteur pétrolier et ses dérivés. Les augmentations de capital des deux acteurs français Vallourec et CGG ont certes été couronnées de succès, mais là les banques garantissaient les opérations et avaient largement activé leur réseau pour parvenir à leur fin. A voir maintenant comment Jacques de Chateauvieux va aborder cette nouvelle épreuve. Il n’en est plus à un challenge près, après avoir plusieurs fois entièrement remodelé son entreprise familiale.

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